Sur le réseau de distribution, chaque site professionnel raccordé au gaz possède un point de comptage et d’estimation (PCE), un identifiant qui permet de repérer son raccordement. Il dispose aussi d’une consommation annuelle de référence (CAR), une estimation de la quantité de gaz utilisée sur un an, actualisée chaque année au 1er avril. Pour procéder au calcul de la consommation de gaz d’une entreprise de manière fiable, ces deux données constituent un point de départ essentiel. Bureaux, commerces, ateliers, chaufferies ou entreprises possédant plusieurs sites : cette méthode permet de vérifier les factures, de contrôler les conditions d’acheminement du gaz, c’est-à-dire son transport jusqu’aux locaux, et de préparer un appel d’offres pour comparer les fournisseurs. Comment calculer la consommation de gaz de ses sites ?
En résumé :
- La CAR estime la consommation annuelle d’un PCE dans des conditions climatiques moyennes. Elle est mise à jour chaque année au 1er avril.
- La CAR fixe l’option d’acheminement : T1 sous 6 MWh par an, T2 jusqu’à 300 MWh, T3 jusqu’à 5 000 MWh et T4 au-delà.
- La consommation en kWh s’obtient en multipliant les m³ relevés au compteur par le coefficient de conversion déterminé par GRDF.
- Les degrés-jours unifiés (DJU) neutralisent l’effet de la température et permettent de comparer deux hivers entre eux.
- Depuis la loi du 30 avril 2025, une entreprise consommant entre 2,75 et 23,6 GWh d’énergie finale par an réalise un audit énergétique tous les quatre ans.
Consommation de gaz en France : 350 TWh en 2025, un plus bas historique
En 2025, la France a consommé 350 TWh de gaz naturel. C’est 3 % de moins qu’en 2024, année déjà marquée par une baisse de 5,2 %. La demande recule ainsi pour la quatrième année consécutive. En 2022, elle s’élevait encore à 430 TWh, soit une baisse de près de 19 % en trois ans. Cette tendance de fond s’explique par plusieurs facteurs : la sobriété engagée pendant la crise énergétique, les gains d’efficacité, l’électrification de certains usages et des hivers plus doux.
| Segment | Consommation 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Distributions publiques (résidentiel, tertiaire, petite industrie) | 230,9 TWh | -1,8 % |
| Industriels raccordés au réseau de transport | 101,7 TWh | -7,0 % |
| Centrales de production d’électricité | 16,9 TWh | +6,8 % |
| Total France | 350 TWh | -3 % |
Les distributions publiques représentent environ deux tiers de la consommation nationale. Elles regroupent les logements, les bureaux, les commerces, les collectivités et les petites entreprises raccordées au réseau de distribution. Corrigée des effets du climat, leur consommation baisse de 3,1 % en 2025. Le nombre de foyers raccordés diminue lui aussi : au 30 juin 2026, la France comptait 10,23 millions de sites résidentiels alimentés en gaz naturel, contre 10,34 millions fin 2025.
Le service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES) donne une autre lecture, par secteur d’activité. En 2025, la consommation de gaz naturel s’élève à 351 TWh PCS en données réelles et à 376 TWh une fois corrigée des variations climatiques. Ce niveau est inférieur de 27 % à celui de 2019. Sur un an, la baisse atteint 6,4 % dans l’industrie, 4,6 % dans le résidentiel et 4,3 % dans le tertiaire.
| Secteur | Part de la consommation | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Résidentiel | 31,9 % | -4,6 % |
| Industrie | 28,9 % | -6,4 % |
| Tertiaire | 17,8 % | -4,3 % |
| Production d’électricité et de chaleur | 14,8 % | -2,1 % |
| Autres secteurs | 6,5 % | – |
Toutes énergies confondues, le gaz naturel représente 18 % de la consommation finale énergétique de la France, derrière le pétrole (38 %) et l’électricité (27 %).
Pendant que la demande recule, la production de gaz renouvelable progresse. La production de biométhane a augmenté de 17 % en 2025 pour atteindre 13,5 TWh, soit près de 4 % de la consommation nationale.
Consommation de gaz des entreprises : un poids majeur dans l’industrie
Pour les entreprises, le gaz reste une énergie centrale. En 2024, d’après l’Insee, l’industrie a consommé 23,4 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep), hors matières premières. Le gaz représente 35 % de ce total, juste derrière l’électricité (36 %). Les autres énergies pèsent beaucoup moins : vapeur (8 %), bois (5 %) et produits pétroliers (4 %). Selon le SDES, cette répartition se maintient en 2025 : le gaz couvre 36 % des besoins énergétiques de l’industrie, contre 37 % pour l’électricité. Certains secteurs dépendent encore plus du gaz : c’est le cas de la chimie, premier consommateur d’énergie de l’industrie, où il couvre 46 % des besoins.
La consommation de gaz des industriels a légèrement augmenté en 2024 (+2 %). Entre 2021 et 2023, de nombreux sites avaient en effet remplacé une partie de leur gaz par du fioul pour limiter leur facture, puis sont revenus au gaz quand ses prix ont baissé. La tendance de long terme reste pourtant à la baisse : en 2024, l’industrie consommait 15 % de gaz de moins qu’en 2019. Les premiers chiffres de 2025 vont dans le même sens. Les grands industriels raccordés directement au réseau de transport ont réduit leur consommation de 7 %, à 101,7 TWh.
Le prix payé varie fortement selon le volume consommé. En 2024, les établissements industriels qui consomment moins de 2 000 MWh de gaz par an ont payé en moyenne 90,1 €/MWh. Ceux qui dépassent 20 000 MWh ont payé 44,1 €/MWh. Les petits consommateurs paient donc le MWh deux fois plus cher que les gros, un écart qui s’est creusé par rapport à 2023. Malgré deux années de baisse, le prix du gaz pour l’industrie reste deux fois plus élevé qu’en 2019.
En 2024, les entreprises ont dépensé environ 11,4 milliards d’euros en gaz naturel : 5,8 milliards pour l’industrie et 5,6 milliards pour le tertiaire. À titre de comparaison, les ménages y ont consacré près de 14 milliards d’euros.
Sur l’ensemble du marché professionnel (industrie, tertiaire, collectivités), la concurrence est bien installée. Au 30 juin 2026, 60,5 % des sites non résidentiels, soit 374 000 sites, ont un contrat de gaz chez un fournisseur alternatif. Ces fournisseurs alimentent environ trois quarts des volumes consommés par les professionnels. Pour une entreprise, l’enjeu n’est donc pas seulement de réduire sa consommation, mais aussi d’acheter son gaz au bon moment et aux bonnes conditions. La mise en concurrence des fournisseurs et le choix de la formule de prix pèsent directement sur la facture finale.
Comment calculer et estimer la consommation de gaz d’une entreprise
Pour comparer des offres, choisir le bon contrat ou suivre ses économies d’énergie, une entreprise doit connaître précisément sa consommation de gaz. Plusieurs notions entrent en jeu : la conversion des mètres cubes en kilowattheures, la consommation annuelle de référence (CAR), l’option tarifaire d’acheminement et la correction des effets du climat.
Convertir les m³ en kWh avec le coefficient de conversion
Le compteur de gaz mesure un volume, en mètres cubes. La facture, elle, exprime la consommation en énergie, en kilowattheures. Pour passer de l’un à l’autre, le gestionnaire du réseau de distribution applique un coefficient de conversion :
Consommation en kWh = volume consommé en m³ × coefficient de conversion
Ce coefficient varie selon trois facteurs. Le premier est la composition du gaz. Une partie du nord de la France reçoit du gaz B, à bas pouvoir calorifique (environ 9,5 à 10,5 kWh/m³). Le reste du territoire reçoit du gaz H, à haut pouvoir calorifique (environ 10,7 à 12,8 kWh/m³). Le deuxième facteur est l’altitude de la commune : plus elle est élevée, moins le gaz contient d’énergie par mètre cube. Le troisième est la pression de livraison : plus elle augmente, plus le coefficient est élevé. Le coefficient appliqué figure sur chaque facture, dans le détail du calcul de la consommation.
La consommation annuelle de référence (CAR) et les options tarifaires
La consommation annuelle de référence (CAR) estime la consommation d’un point de livraison sur un an, dans des conditions climatiques normales. Le gestionnaire de réseau la calcule à partir des consommations passées et l’indique sur la facture. C’est elle qui détermine l’option tarifaire d’acheminement du site.
| Option | CAR | Usages typiques | Structure du tarif |
|---|---|---|---|
| T1 | Moins de 6 MWh/an | Cuisson, eau chaude | Binôme : abonnement + part proportionnelle aux quantités |
| T2 | 6 à 300 MWh/an | Chauffage individuel, petites chaufferies | |
| T3 | 300 à 5 000 MWh/an | Grandes chaufferies, petit tertiaire | |
| T4 | Plus de 5 000 MWh/an | Industriels, gros tertiaire | Trinôme : abonnement + part proportionnelle + capacité journalière souscrite |
| TP | Plus de 5 000 MWh/an, raccordement direct au réseau de transport | Sites industriels |
Si la consommation d’un site a fortement évolué, changer d’option tarifaire peut réduire le coût d’acheminement, par exemple en passant de T4 à T3 ou l’inverse.
Corriger la consommation des effets du climat
Le chauffage représente l’essentiel de la consommation de gaz de nombreux bâtiments professionnels. D’une année sur l’autre, la consommation varie donc avec la rigueur de l’hiver. Pour mesurer les vrais progrès d’efficacité énergétique, on corrige la part chauffage à l’aide des degrés-jours unifiés (DJU), qui mesurent la rigueur climatique d’une période :
Consommation chauffage corrigée = consommation chauffage réelle × DJU de référence ÷ DJU de l’année
La part liée aux usages indépendants du climat, comme l’eau chaude, la cuisson ou les procédés industriels, ne se corrige pas.
Exemple de calcul
Prenons une PME située en zone gaz H, dont les relevés de compteur totalisent 25 000 m³ sur un an. Sa facture indique un coefficient de conversion de 11,2 kWh/m³.
- Consommation annuelle : 25 000 m³ × 11,2 = 280 000 kWh, soit 280 MWh.
- Option tarifaire : avec une consommation comprise entre 6 et 300 MWh, le site relève de l’option T2.
- Correction climatique : supposons que 200 MWh servent au chauffage et que l’année ait été douce (1 800 DJU, contre 2 100 DJU en année de référence). La consommation de chauffage corrigée vaut alors 200 × 2 100 ÷ 1 800 ≈ 233 MWh. En année normale, la consommation totale serait donc d’environ 313 MWh, ce qui ferait passer le site au-dessus du seuil de l’option T3.
Cet exemple montre qu’un hiver doux peut sous-estimer les besoins réels d’un site. Avant de lancer un appel d’offres ou de souscrire un contrat, il vaut donc mieux s’appuyer sur plusieurs années d’historique et sur des données corrigées du climat.
Sources
- NaTran (ex-GRTgaz), Bilan gaz 2025, communiqué de presse du 28 janvier 2026, et présentation des consommations et flux de gaz en France en 2025 (données NaTran, Teréga, GRDF).
- SDES, Chiffres clés de l’énergie – Gaz naturel, édition 2026.
- SDES, Consommation finale d’énergie par secteur et par énergie, édition 2026.
- SDES, Bilans de l’énergie en France, bilan monétaire 2024.
- Insee, Consommation d’énergie dans l’industrie en 2024, Insee Première n° 2095, enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (EACEI).
- CRE, Observatoire des marchés de détail du 2e trimestre 2026, 30 septembre 2026, et Observatoire des marchés de détail du 4e trimestre 2025.
- Connaissance des Énergies, Pouvoir calorifique.
- CCI Côte d’Azur, Comprendre une facture d’énergie.
Pourquoi calculer la consommation de gaz d’une entreprise ?
Pour une entreprise, le calcul de la consommation de gaz sert d’abord à piloter ses contrats, puisque le volume conditionne le tarif gaz professionnel proposé par les fournisseurs. Trois usages reviennent chez les responsables énergie et les DAF :
- le contrôle de la facture de chaque PCE,
- la vérification de la CAR et de l’option d’acheminement,
- le dimensionnement d’un appel d’offres.
Vérifier la facture de chaque point de comptage et d’estimation (PCE)
Le PCE, ou point de comptage et d’estimation, identifie le point où le gaz est livré à un site. Il correspond à un numéro unique de 14 chiffres attribué par le gestionnaire du réseau de distribution, l’organisme chargé d’acheminer le gaz jusqu’aux locaux. La vérification se fait PCE par PCE : un réseau d’agences ou de boutiques possède autant de points de livraison que de sites, chacun avec ses propres index, sa CAR et sa facture. Les contrats de gaz d’un commerce présent sur plusieurs sites doivent donc être contrôlés séparément avant de regrouper les consommations.
Le contrôle consiste à comparer les index relevés, le coefficient de conversion et le volume facturé en kWh. Les index correspondent aux chiffres affichés par le compteur, tandis que le coefficient de conversion permet de transformer le volume de gaz mesuré en énergie consommée. À chaque relevé, GRDF transmet au fournisseur l’index et ce coefficient. Si aucun index n’est disponible, le fournisseur estime la consommation à partir de l’historique du client.
Connaître sa CAR et son option d’acheminement T1 à T4
La consommation annuelle de référence (CAR) est une estimation en kWh de la consommation annuelle de gaz d’un PCE, calculée dans des conditions climatiques moyennes. Elle repose sur les consommations réelles de l’année précédente et peut donc différer de la consommation constatée. Le consommateur peut demander la rectification de sa CAR au distributeur, par l’intermédiaire de son fournisseur.
La CAR détermine ensuite l’option tarifaire d’acheminement, qui pèse sur l’abonnement. Les coûts de distribution d’un site dépendent de l’option retenue par le fournisseur, de T1 pour les plus petits consommateurs à T4 pour les plus gros, en fonction de la CAR.
| Option d’acheminement | Consommation annuelle de référence |
|---|---|
| T1 | Moins de 6 MWh |
| T2 | De 6 à 300 MWh |
| T3 | De 300 à 5 000 MWh |
| T4 | Plus de 5 000 MWh |
Dimensionner un appel d’offres
Le cahier des charges d’une consultation, le document qui précise les besoins d’une entreprise pour comparer les offres des fournisseurs, reprend pour chaque PCE la CAR, l’option d’acheminement, le profil de consommation et, pour les sites en T4, la capacité journalière. Cette dernière correspond au volume maximal de gaz que le site peut demander au réseau en une journée.
Elle dépend de la consommation du site et de ses variations au fil des jours, généralement plus importantes en hiver qu’en été. Pour bien préparer cette consultation, il faut donc calculer sa consommation de gaz et analyser les besoins de chaque site. Pour les offres indexées, le prix du gaz suit le prix PEG du gaz, fixé sur le marché français au point d’échange de gaz (PEG), où les fournisseurs achètent et vendent le gaz.
Comment faire le calcul de la consommation de gaz en kWh ?
Pour estimer sa consommation de gaz, il est possible de passer par trois méthodes :
1. Convertir les m³ relevés au compteur en kWh
Le compteur mesure un volume de gaz, alors que la facture compte une quantité d’énergie. Le passage de l’un à l’autre se fait par le coefficient de conversion, qui traduit le nombre de kWh contenus dans un m³ de gaz livré. Ce coefficient est déterminé par GRDF et peut varier entre 9 et 12,4 kWh par m³. La formule est la suivante :
Consommation (kWh) = volume consommé (m³) × coefficient de conversion (kWh/m³)
À titre d’exemple de calcul, un atelier dont l’index a progressé de 10 000 m³ sur la période, avec un coefficient de 11 kWh/m³ indiqué sur la facture, a consommé 110 000 kWh.
2. Exploiter l’historique télérelevé
La fréquence de relevé dépend de la taille du site. Dans une proposition publiée par la CRE, les gestionnaires de réseau de distribution distinguent les clients à relevés semestriels et mensuels de ceux à relevé journalier, réservé aux plus gros consommateurs. Pour les compteurs communicants, le gestionnaire du réseau collecte par défaut les données de consommation journalières, consultables gratuitement par le client. Des données horaires sont relevées à sa demande.
Un historique journalier permet de rapprocher la consommation de l’activité réelle du site pour repérer une dérive avant qu’elle n’apparaisse sur la facture. Pour un gestionnaire multisite, ces séries offrent aussi une base homogène pour comparer et calculer la consommation de gaz de tous leurs bâtiments.
L’estimation de consommation gaz par la puissance des équipements
Faute d’historique, sur un site neuf ou après le remplacement d’une chaudière, la consommation peut être déterminée à partir des équipements. Le principe consiste à multiplier la puissance de chaque appareil au gaz, en kW, par sa durée de fonctionnement équivalente à pleine puissance, en heures par an. Sur cette base, une chaudière de 300 kW fonctionnant l’équivalent de 1 000 heures à pleine puissance consommerait 300 000 kWh par an, soit la limite haute de l’option T2.
Par exemple, au moment de choisir le fournisseur de gaz pour un restaurant, il faut regarder appareil par appareil : fours, brûleurs, chaudières, équipements de cuisson, etc.
Comment estimer la consommation de gaz moyenne par mois ?
Diviser la consommation annuelle par douze donne une moyenne trompeuse pour un site chauffé au gaz. La répartition mensuelle dépend du profil de consommation du PCE et de la rigueur de l’hiver.
Le profil de consommation et la part hiver
Selon la CCI Nice Côte d’Azur, il existe neuf profils de consommation, de P011 à P019. Ils sont attribués selon la CAR et selon la part de la consommation réalisée en hiver :
- P011 et P012 : sites à relevé semestriel, séparés par le seuil de 6 000 kWh de CAR.
- P013 et P014 : part hiver inférieure ou égale à 39 %, puis à 50 % de la consommation annuelle.
- P015 à P017 : part hiver inférieure ou égale à 58 %, à 69 %, puis à 75 %.
- P018 et P019 : part hiver jusqu’à 81 %, puis au-delà de 81 %.
Un bâtiment de bureaux chauffé au gaz et classé P019 consomme ainsi plus de 81 % de son gaz en hiver, quand un site industriel classé P013 en consomme 39 % au plus sur la même période.
La correction climatique par les DJU
Pour faire le calcul de la consommation de gaz d’une entreprise, il faut prendre en compte la température extérieure. Pour comparer deux années entre elles, il convient de neutraliser ce facteur par une correction des variations climatiques, fondée sur ce que l’on appelle les degrés-jours unifiés (DJU).
Le centre d’études et de formations de référence du Génie Climatique (COSTIC) définit les DJU comme les degrés-jours calculés sur une base de 18 °C. Chaque jour, la valeur correspond à l’écart entre 18 °C et la température moyenne extérieure. Elle vaut zéro lorsque cette moyenne dépasse 18 °C. La consommation de chauffage d’une période, rapportée aux DJU de la même période, donne un ratio en kWh par degré-jour.
Comment estimer sa facture de gaz ?
La facture d’un site professionnel se décompose en trois blocs :
- La fourniture : le prix du kWh et l’abonnement fixés par le fournisseur, selon le contrat signé.
- L’acheminement : les coûts de réseau liés à l’option T1 à T4 et, en T4, à la capacité journalière souscrite.
- Les taxes et contributions : La TVA, la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) et la taxe sur la consommation de gaz naturel (TICGN), aujourd’hui appelée accise sur le gaz, identiques chez tous les fournisseurs.
Pour estimer sa facture de gaz, il est possible de passer par un comparateur de gaz naturel pour les professionnels. Un moyen de confronter les offres des fournisseurs sur la base du calcul de la consommation.
En tant que courtier en énergie, Opéra Energie part des CAR, des options d’acheminement et des historiques de chaque PCE pour construire le cahier des charges d’une consultation. Nous experts accompagnent l’entreprise dans la mise en concurrence des fournisseurs jusqu’à la souscription du contrat retenu.
Quelles obligations réglementaires dépendent de la consommation de gaz ?
En fonction de la consommation de gaz d’une entreprise, il est possible de faire face à des obligations. Quelles sont-elles ?
L’audit énergétique obligatoire depuis la loi de 2025
Une entreprise dont la consommation annuelle moyenne est comprise entre 2,75 et 23,6 GWh doit réaliser un audit énergétique tous les quatre ans. Au-delà de 23,6 GWh, elle doit mettre en œuvre un système de management de l’énergie certifié ISO 50001.
Le décret tertiaire et la déclaration sur OPERAT
Le décret tertiaire impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² de réduire leur consommation d’énergie finale de 40 % en 2030, de 50 % en 2040 et de 60 % en 2050. Le suivi passe par une déclaration annuelle des consommations sur la plateforme OPERAT. Cette plateforme applique un ajustement climatique automatique par les DJU.
Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.
Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.