Le secteur tertiaire français a consommé 237 TWh d’énergie finale en 2024, sur un parc de 1,2 milliard de mètres carrés, selon le service statistique du ministère de la Transition écologique. Bureaux, écoles, commerces ou entrepôts : leur facture dépend autant des réglages techniques que du contrat de fourniture. Le pilotage énergétique dans le tertiaire consiste à traiter ces deux leviers ensemble. Comment faire ?

En résumé :

  • Le tertiaire a consommé 237 TWh en 2024, soit 15 % de la consommation finale française, sur un parc de 1,2 milliard de mètres carrés.
  • L’électricité couvre 54 % du bouquet énergétique du tertiaire et le gaz naturel 27 %. Le pilotage porte d’abord sur le poste électrique.
  • Les déclarations OPERAT, dans le cadre du décret tertiaire, montrent une baisse de 26 % des consommations du parc tertiaire par rapport à la décennie de référence.
  • Le pilotage complet se joue en trois temps : l’audit du bâtiment, la négociation du contrat de fourniture puis le suivi continu des consommations.

Pourquoi le pilotage énergétique est-il un enjeu de rentabilité dans le tertiaire ?

Le tertiaire pèse environ 15 % de la consommation finale d’énergie en France. Sur l’ensemble du parc, sa dépense en énergie atteint 40 milliards d’euros en 2023, sur 230 milliards pour l’ensemble de l’économie française. Elle a progressé de 30,1 % en un an alors que les volumes consommés ont reculé d’après le service statistique du ministère de la Transition écologique.

La facture d’énergie a tendance à partir à la hausse alors même que la consommation diminue. De ce fait, plus que jamais, l’achat d’énergie pèse sur la trésorerie des entreprises du secteur tertiaire. Elles ont donc tout intérêt à mieux piloter leur consommation d’énergie et à s’intéresser à leurs contrats d’électricité et de gaz.

Quels leviers actionner pour piloter la consommation d’un bâtiment tertiaire ?

Dans le secteur tertiaire, il existe plusieurs manières d’identifier les gisements d’économies d’énergie et d’optimiser la facture. Comment faire ?

Plusieurs leviers peuvent vous aider dans une démarche de réduction des consommations d’énergie :

  • La mesure. Pour savoir comment piloter ses consommations dans le tertiaire, il convient de mettre en place un suivi énergétique . Cela peut être fait grâce à un compteur communicant, comme le compteur Linky, qui fournit une courbe de charge au pas horaire, obtenue auprès du gestionnaire de réseau, Enedis en distribution. Il est aussi possible de mettre en place un système de monitoring énergétique.
  • Le réglage des installations. Une fois les consommations identifiées, il est possible d’optimiser certains postes en vous calant sur les horaires de travail (éclairage, chauffage, climatisation, veilles, etc.) .
  • Les travaux d’efficacité énergétique. Isolation, changement de dispositif de chauffage, etc. L’amélioration des équipements permet bien souvent de réduire la consommation des bureaux et d’améliorer le confort des occupants.
  • Le contrat de fourniture. Enfin, pour mieux piloter sa facture, il est important de choisir le bon contrat d’énergie. Un entrepôt frigorifique, un hôtel et un immeuble de bureaux présentent trois profils horaires distincts, donc trois prix de fourniture différents pour un même volume annuel.

Pilotage énergétique tertiaire : quelles obligations pour certains bâtiments ?

Le dispositif Éco Énergie Tertiaire ou décret tertiaire couvre environ 68 % du parc tertiaire, d’après le ministère de la Transition écologique.

Il s’applique aux bâtiments hébergeant des activités tertiaires sur au moins 1 000 m². Les assujettis doivent engager une trajectoire de réduction des consommation 40 % de réduction en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010. Ils peuvent aussi à atteindre un seuil en kWh par mètre carré et par an (propre à chaque catégorie d’activité). Pour choisir entre la méthodologie en valeur relative ou en valeur absolue, les entreprises peuvent se faire accompagner dans la mise en conformité avec le décret tertiaire.

La déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT

Quelque soit la méthodologie retenue, chaque année, les site soumis au décret tertiaire doivent déclarer leurs consommations sur OPERAT, la plateforme de l’ADEME, au plus tard le 30 septembre.

En cas de manquement, les contrevenants s’exposent à une mise en demeure puis une amende administrative pouvant atteindre 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale, assortie de la publication du nom de l’assujetti.

A noter : L’ADEME relève une baisse de 26 % des consommations entre la période de référence et 2024, près de la moitié des bâtiments déclarés atteignant déjà leur objectif 2030 du décret tertiaire.

Pilotage énergétique tertiaire : quel budget d’énergie prévoir pour un site tertiaire en 2027 ?

Le budget énergie dépend avant tout de la taille du bâtiment, de sa consommation moyenne et du prix de l’électricité. En se basant sur les données OPERAT et sur le prix du MWh sur les marchés à terme, il est possible de faire des estimations de budget. Pour cela, nous avons pris comme base un prix 54,02 €/MWh pour le CAL 2027 sur le premier semestre 2026 (données RTE).

ActivitéConsommation déclarée en 2023Facture pour 100 m² au prix du calendaire 2027
Entrepôt logistique sans maintien en température66 kWh/m²/an355 €
Lycée d’enseignement général89 kWh/m²/an479 €
Bureaux standards122 kWh/m²/an659 €
Centre hospitalier230 kWh/m²/an1 240 €
Hypermarché239 kWh/m²/an1 290 €
Consommations et surfaces déclarées sur OPERAT pour l’année 2023, publiées en données ouvertes par l’ADEME [16]. La facture est calculée en appliquant le prix du calendaire 2027 à l’ensemble de la consommation, sur la seule part fourniture, hors acheminement, taxes et TVA.

Attention, ce tableau ne prend en compte que la part lié à la consommation d’énergie dans la facture. En plus s’applique les frais liés à l’abonnement ainsi que le montant de l’acheminement à l’électricité (TURPE) et les taxes sur l’énergie.

Comment Opéra Énergie accompagne les gestionnaires de bâtiments tertiaires dans leur stratégie de pilotage énergétique ?

Opéra Énergie intervient comme courtier en énergie, avec un bureau d’études intégré. Son accompagnement des sites tertiaires se déroule en trois temps.

Étape 1 : audit énergétique du bâtiment

Le bureau d’études réalise l’audit énergétique du bâtiment tertiaire : relevé des équipements, analyse des courbes de charge et hiérarchisation des postes. Le rapport classe les actions par rentabilité, ce qui évite les travaux sur un poste secondaire.

Étape 2 : mise en concurrence des fournisseurs

Plus de 30 fournisseurs partenaires sont consultés sur un cahier des charges unique, bâti à partir du volume consommé et du profil du site. Ensuite, le courtier sélectionne les meilleures offres et les présente au client sur un même modèle. Ainsi, il est possible de faire un choix éclairé en matière de contrat d’énergie.

Étape 3 : le suivi continu des consommations

Enfin, grâce à son bureau d’études intégré, Opéra Energie peut vous proposer un suivi des consommations. De cette manière, il est possible d’affiner la stratégie d’économies d’énergie dans le tertiaire.

Visualisez et maîtrisez votre énergie

Opéra Énergie met à votre disposition une plateforme de suivi énergétique et un accompagnement structuré pour transformer vos données de consommation en leviers d'action concrets.

Pionnier et leader français du courtage en énergie B2B selon une étude Xerfi, Opéra Énergie accompagne 2 500 sites tertiaires. Ses clients gagnent en moyenne 20 heures par renouvellement et notent le service 4,9 sur 5.

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.