L’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire constitue un outil structurant pour comprendre les consommations d’un site, identifier les sources d’économies d’énergie et définir des travaux cohérents avec les obligations réglementaires en vigueur. En 2026, son rôle est renforcé par les exigences du décret tertiaire et par la nouvelle obligation européenne d’audit fondée sur la consommation annuelle d’énergie.
Qu’est-ce qu’un audit énergétique de bâtiment tertiaire ?
Pour comprendre l’intérêt d’un audit énergétique tertiaire, il faut distinguer l’évaluation technique du bâtiment et la définition d’un plan d’actions hiérarchisé.
Mesurer les performances énergétiques du bâtiment
L’audit énergétique tertiaire vise d’abord à quantifier l’efficacité énergétique du bâtiment et à identifier les points de faiblesse.
Selon la norme NF EN 16247, l’analyse doit couvrir l’enveloppe, les systèmes CVC, l’éclairage, la ventilation et certains usages spécifiques du site. Elle permet notamment de recenser précisément :
- les déperditions thermiques au niveau de l’enveloppe et les défauts d’isolation existants ;
- les performances énergétiques des équipements (chauffage, climatisation, éclairage, etc.).
Proposer un plan de travaux
Une fois le diagnostic réalisé, l’auditeur établit des scénarios de travaux gradués : actions rapides, interventions structurelles, solutions à moyen et long terme.
Chaque scénario de l’audit énergétique de site tertiaire doit présenter les économies d’énergie potentielles, un chiffrage des travaux, un calcul du retour sur investissement et les dispositifs de financement mobilisables (CEE, aides ADEME, subventions locales, etc.).
Cette approche permet aux entreprises tertiaires de hiérarchiser les interventions selon trois critères : efficacité, faisabilité technique et capacité d’investissement.
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Audit énergétique tertiaire : ce qui change en 2026
Depuis le 1er octobre 2025, l’obligation d’audit énergétique ne repose plus sur la taille de l’entreprise, mais sur sa consommation énergétique réelle. Cette évolution résulte de la directive (UE) 2023/1791, transposée par la loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 et complétée par l’arrêté du 10 juillet 2025 et le décret du 29 décembre 2025. Elle élargit significativement le nombre d’entreprises potentiellement concernées.
Une obligation fondée sur un seuil de consommation
Depuis le 1er octobre 2025, les entreprises dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale atteint 2,75 GWh (environ 10 térajoules), calculée sur les trois années civiles précédentes, doivent réaliser un audit énergétique réglementaire tous les quatre ans. Les entreprises nouvellement assujetties devaient réaliser leur premier audit au plus tard le 11 octobre 2026.
Ce seuil s’applique à toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité : tertiaire, industriel, services, logistique, etc.
Conséquence importante, un bâtiment tertiaire devient concerné non pas parce qu’il est “tertiaire”, mais parce qu’il appartient à une entreprise dépassant le seuil de consommation réglementaire.
Un périmètre d’audit désormais étendu
L’audit énergétique d’un site tertiaire doit couvrir au minimum 80 % de la consommation énergétique finale de l’entreprise.
Il inclut donc potentiellement :
- les bâtiments tertiaires ;
- les procédés industriels et équipements techniques ;
- les transports internes ;
- tout autre usage significatif.
La méthodologie reste encadrée par la norme NF EN 16247, rappelée dans l’arrêté du 10 juillet 2025.
Des obligations renforcées pour les très gros consommateurs
Les entreprises consommant plus de 23,6 GWh/an (≈ 85 TJ/an) devront mettre en place un système de management de l’énergie (SMÉ), certifiable ISO 50001, au plus tard le 11 octobre 2027.
Dans ce cas, l’audit énergétique d’un site tertiaire peut être remplacé par un SMÉ conforme.
Comme avant 2026, la certification ISO 50001 dispense l’entreprise de l’obligation d’audit énergétique tertiaire, quel que soit son niveau de consommation.
Lire aussi : Audit énergétique PME : obligation, prix et aides en 2026
Pourquoi réaliser un audit énergétique dans le tertiaire ?
Au-delà de la simple analyse technique, l’audit énergétique tertiaire répond à des enjeux économiques, environnementaux et réglementaires qui structurent la stratégie énergétique d’une entreprise.
1. Faire baisser sa facture d’énergie pro
Améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment tertiaire permet généralement de réduire significativement les dépenses liées au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage.
En effet, selon l’ADEME, des actions ciblées comme l’amélioration de l’isolation ou la modernisation du système de chauffage peuvent réduire durablement les coûts. Il faut savoir que le chauffage, par exemple, représente près de 50 % de la facture énergétique d’une entreprise du tertiaire.
2. S’engager dans la transition énergétique
Diminuer sa consommation d’énergie suite à la réalisation de travaux préconisés par l’audit énergétique d’un site tertiaire permet d’engager une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’entreprise. C’est un moyen pour elle de tendre vers la neutralité carbone et de témoigner de l’importance qu’elle accorde à la transition énergétique.
3. Respecter les exigences réglementaires
Le secteur tertiaire est un secteur très énergivore en France : selon le SDES, il a consommé 225 TWh d’énergie finale en 2024, soit 15 % de la consommation nationale. Les professionnels sont incités à réduire leur consommation, notamment par le décret tertiaire entré en vigueur le 1er octobre 2019. Celui-ci s’applique aux bâtiments ou ensembles de bâtiments accueillant au moins 1 000 m² d’activités tertiaires, et fixe des objectifs de réduction de la consommation d’énergie finale de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050, par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2022. D’après l’ADEME, environ 996 millions de m² de surfaces tertiaires sont concernés, sur un parc total d’environ 1,2 milliard de m². Avant de se lancer dans des travaux de rénovation énergétique pour répondre aux demandes, les professionnels peuvent opter pour un audit énergétique dans le cadre du décret tertiaire.
Bien connaître ses consommations est primordial. C’est la première étape pour se mettre en conformité avec le décret tertiaire. Les entreprises assujetties doivent déclarer chaque année sur la plateforme OPERAT les consommations de l’année précédente, au plus tard le 30 septembre.
4. Justifier la constitution d’un dossier technique de modulation dans le cadre du décret tertiaire
Le dossier technique de modulation permet de justifier l’impossibilité de réaliser certains travaux exigés par le décret tertiaire, en raison de contraintes architecturales, techniques ou financières. Par exemple, lorsqu’un projet de rénovation se heurte à des limites liées à la structure du bâtiment ou à des contraintes patrimoniales, c’est généralement un architecte qui établit le dossier. Toutefois, la réalisation d’un audit énergétique tertiaire constitue une étape indispensable pour identifier ces contraintes et fournir les éléments techniques nécessaires à leur justification.
En outre, lorsque des travaux représentent un coût disproportionné et difficilement amortissable, le dossier technique de modulation peut intégrer une justification financière, appuyée sur un audit énergétique de site tertiaire qui démontre que le temps de retour sur investissement est supérieur aux seuils réglementaires.
Audit énergétique dans le tertiaire : une obligation ?
Un audit énergétique tertiaire est obligatoire pour les grandes entreprises. Depuis le 1er octobre 2025, l’audit énergétique réglementaire ne dépend plus de la taille de l’entreprise, mais de sa consommation d’énergie finale. Il est obligatoire pour les entreprises dont la consommation annuelle moyenne atteint 2,75 GWh et qui ne disposent pas d’un système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Il doit être renouvelé tous les quatre ans et couvrir au moins 80 % de la consommation énergétique finale de l’entreprise. Les entreprises nouvellement assujetties devaient réaliser leur premier audit au plus tard le 11 octobre 2026. Au-delà de 23,6 GWh, un SMÉ certifié est obligatoire au plus tard le 11 octobre 2027.
Bon à savoir : l’audit énergétique tertiaire est encadré par la norme NF EN 16247
La norme NF EN 16247 concerne les entreprises du secteur tertiaire et définit les règles à respecter pour mener des audits énergétiques réalisés dans ce secteur, via un cahier des charges strict.
Combien coûte un audit énergétique dans le tertiaire ?
Pour estimer le coût d’un audit énergétique tertiaire, il faut prendre en compte les critères qui impactent son prix, mais également les aides qui existent pour financer les travaux préconisés qui permettront de réaliser des économies d’énergie.
Facteur faisant varier le prix d’un audit énergétique de bâtiment tertiaire
D’après l’Ademe, le prix d’un audit énergétique dans le tertiaire se situe entre 3 000 et 10 000 €. Pour le grand tertiaire, il peut même se chiffrer à plus de 50 000 €. Toutefois, le prix varie en fonction de nombreux paramètres tels que la superficie du ou des bâtiments à auditer, le secteur d’activité de l’entreprise, les équipements, etc.
Financement possible d’un audit énergétique tertiaire
Afin d’aider les entreprises à s’engager dans la transition énergétique, l’Ademe peut prendre en charge les coûts liés à la réalisation d’un audit énergétique de bâtiment tertiaire jusqu’à :
- 50 % maximum pour les grandes entreprises (hors audits énergétiques obligatoires) ;
- 60 % maximum pour les moyennes entreprises ;
- 70 % maximum pour les petites entreprises.
Le plafond de l’aide est fixé à 50 000 euros.
Certaines collectivités territoriales proposent également des dispositifs complémentaires, selon les régions.
Quel professionnel peut réaliser un audit énergétique dans le tertiaire ?
Avant de choisir un prestataire, il est important de vérifier les qualifications nécessaires pour garantir la conformité de l’audit.
L’audit énergétique dans le tertiaire doit être réalisé par un auditeur certifié. Dans tous les cas, le professionnel devra justifier de certaines qualifications. Plusieurs types de professionnels peuvent pratiquer un audit énergétique
Les profils autorisés incluent :
- des bureaux d’études spécialisés ;
- des entreprises disposant de qualifications adaptées (par exemple OPQIBI 1905) ;
- des diagnostiqueurs formés ;
- des architectes ayant suivi une formation spécifique.
Comment se déroule un audit énergétique tertiaire ?
Pour mieux comprendre la portée de l’audit énergétique tertiaire, il est utile de connaître les grandes étapes obligatoires prévues par la norme NF EN 16247.
Analyse documentaire et collecte de données
L’auditeur commence par analyser les consommations d’énergie du bâtiment (factures, données OPERAT, historique d’exploitation).
Cette étape permet de repérer les usages dominants et les variations saisonnières.
Visite technique du site
La visite permet d’observer l’état réel du bâtiment : isolation, systèmes de chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, régulation, équipements spécifiques, etc.
C’est également à ce stade que peuvent être relevées les contraintes techniques utiles en cas de futur dossier de modulation décret tertiaire.
Modélisation et bilan énergétique
Une modélisation thermique est réalisée à l’aide d’un logiciel d’audit énergétique agréé afin de quantifier précisément les déperditions, les consommations et les pistes d’amélioration.
Cette étape permet de comparer la situation actuelle à des scénarios optimisés.
Préconisations de travaux et scénarios préconisés par l’audit énergétique tertiaire
Des scénarios sont proposés au sein de l’audit énergétique de bâtiment tertiaire, généralement par niveau d’ambition :
- actions rapides ;
- travaux de rénovation énergétique simples ;
- interventions lourdes.
Chaque scénario intègre un calcul du retour sur investissement, ainsi que les aides mobilisables (CEE, programmes régionaux, dispositifs ADEME, etc.).
Audit énergétique de site tertiaire : quels livrables obtenir ?
En plus d’un rapport, un audit énergétique dans le tertiaire fournit des outils décisionnels concrets pour planifier les travaux.
Voici les principaux livrables :
- une estimation prévisionnelle des coûts de travaux ;
- le potentiel d’économies d’énergie ;
une analyse du coût de l’inaction, intégrant les dépenses liées à l’entretien, aux baisses de performance ou au vieillissement des équipements ; - les aides financières disponibles ;
- un temps de retour sur investissement (ROI) ;
- une synthèse comparative des scénarios, exigée par la norme NF EN 16247 ;
- une analyse de conformité au décret tertiaire, intégrant les impacts sur la trajectoire 2030–2040–2050 ;
- des éléments techniques utiles en cas de dossier de modulation.
Opéra Énergie, un bureau d’études qualifié pour l’audit de vos bâtiments tertiaires
Le bureau d’études d’Opéra Énergie réalise les audits énergétiques des sites tertiaires selon la norme NF EN 16247, de l’analyse des consommations jusqu’aux scénarios de travaux chiffrés et à leur impact sur la trajectoire décret tertiaire.
- 2 500 sites tertiaires accompagnés ;
- 10 ingénieurs thermiciens ;
- 3 qualifications OPQIBI (1905, 1331, 1332) ;
- 300 000 m² audités en 2025 ;
- 4,9/5 de satisfaction client sur Trustpilot.
Audit énergétique tertiaire : notre bureau d’études vous accompagne
Notre équipe propose un accompagnement personnalisé et garantit la conformité réglementaire de l’audit énergétique tertiaire avec les normes en vigueur. En outre, notre expertise des réglementations complémentaires, comme le décret tertiaire, assure aux acteurs du tertiaire de disposer d’un audit énergétique tertiaire qui répond à toutes vos obligations. Nous réalisons également des audits énergétiques pour les collectivités et les copropriétés.
En lien avec les préconisations de travaux à réaliser pour améliorer la performance énergétique des grandes entreprises, nous nous occupons également de la recherche de financements (CEE, subventions, etc.) pour un meilleur retour sur investissement. Nous vous mettons également en relation avec des partenaires de confiance dans le cadre de la réalisation des travaux préconisés par l’audit énergétique.
Notre équipe est spécialisée dans la réalisation d’audits énergétiques pour les grandes entreprises. Nos audits énergétiques suivent une méthode clé en main :
- Analyse de documents et factures ;
- Visite du site, récupération des données techniques et d’usages ;
- Modélisation, via un logiciel de calcul thermique agréé, et réalisation d’un bilan énergétique ;
- Préconisations de travaux chiffrées et scénarios ;
- Présentation du rapport d’audit, travaux chiffrés et scénarios inclus.
Une synthèse comparative, véritable outil d’aide à la décision pour les acteurs du tertiaire
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de chaque scénario.
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Voici une liste non exhaustive de livrables fournis par notre bureau d’études pour les audits énergétiques des grandes entreprises :
- Une estimation prévisionnelle des coûts de travaux ;
- Le potentiel d’économies d’énergie ;
- Le coût d’inaction et le coût d’entretien des installations et les risques liés à un mauvais entretien ;
- Les aides financières disponibles ;
- Un retour sur investissement (ROI) calculé avec des hypothèses d’inflation.
Confiez l’audit énergétique tertiaire à une équipe certifiée RGE et OPQIBI 1905
Notre bureau d’études détient la qualification OPQIBI 1905 pour assurer des audits en conformité avec la réglementation. En outre, nous accompagnons les acteurs du tertiaire à chacune des étapes pour les conseiller et répondre à chacune de leurs questions.
FAQ Audit énergétique tertiaire
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Comment choisir un bureau d’études pour réaliser un audit énergétique tertiaire ?
Le choix du bureau d’études est une étape déterminante pour la qualité de l’audit énergétique et la pertinence des préconisations qui en découleront. Plusieurs critères méritent d’être examinés attentivement avant de confier cette mission.
Vérifier les qualifications et certifications
Le premier critère à examiner est la qualification du bureau d’études. Pour les grandes entreprises soumises à l’obligation d’audit énergétique tous les quatre ans, l’auditeur doit être reconnu compétent selon le dispositif de l’arrêté du 10 juillet 2025, avec un audit conforme à la norme NF EN 16247. Cette certification garantit que le professionnel dispose des compétences méthodologiques nécessaires pour conduire un audit conforme aux exigences réglementaires.
Pour les bâtiments tertiaires soumis au décret Éco Énergie Tertiaire, il est recommandé de privilégier un bureau d’études maîtrisant à la fois la thermique du bâtiment et les systèmes techniques — chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, gestion technique du bâtiment. Une double compétence bâtiment et process est un atout supplémentaire pour les sites à usage mixte.
S’assurer de l’indépendance du prestataire
Un bureau d’études mandaté pour réaliser un audit énergétique ne doit avoir aucun lien d’intérêt avec les entreprises susceptibles de réaliser les travaux préconisés. Cette indépendance est une exigence réglementaire mais aussi une garantie fondamentale pour l’objectivité des recommandations. Il convient donc de vérifier que le bureau d’études ne propose pas simultanément des prestations de travaux ou n’est pas lié contractuellement à des installateurs ou des fournisseurs d’équipements.
Examiner les références sur des bâtiments similaires
L’expérience sectorielle du bureau d’études est un critère déterminant. Un audit énergétique d’un immeuble de bureaux, d’un hôtel, d’un établissement de santé ou d’un entrepôt logistique nécessite des compétences et une connaissance des usages spécifiques à chaque type de bâtiment. Il est donc conseillé de demander des références sur des missions similaires — en termes de surface, de typologie d’usage et de complexité technique — et de vérifier la satisfaction des clients précédents.
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Qu’est-ce qu’un audit énergétique réglementaire tertiaire ?
Un audit énergétique réglementaire tertiaire est un diagnostic obligatoire pour les bâtiments à usage tertiaire (bureaux, commerces, établissements publics, etc.) afin d’évaluer leur consommation énergétique.
Il a pour objectifs de :
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Identifier les sources de consommation (chauffage, climatisation, éclairage, équipements, etc.) ;
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Proposer des actions d’amélioration pour réduire la consommation d’énergie et les coûts associés ;
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Se conformer aux obligations légales, notamment dans le cadre du Décret Tertiaire, qui impose aux bâtiments tertiaires d’atteindre des objectifs de réduction énergétique sur le long terme.
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L’audit énergétique est-il obligatoire pour un immeuble de bureaux ?
Oui, un immeuble de bureaux peut être soumis à une obligation d’audit énergétique, mais les règles applicables dépendent de plusieurs critères : la taille du bâtiment, le statut juridique de l’occupant et la nature de la propriété. Il est donc important de bien identifier la situation de son immeuble avant de déterminer les obligations qui s’y appliquent.
Les grandes entreprises : une obligation tous les quatre ans
La première obligation concerne les grandes entreprises, c’est-à-dire celles qui emploient plus de 250 salariés ou dont le chiffre d’affaires dépasse 50 millions d’euros. Ces entreprises sont tenues de réaliser un audit énergétique portant sur l’ensemble de leurs activités et installations, y compris leurs immeubles de bureaux, tous les quatre ans.
Cet audit doit être conduit par un auditeur certifié selon la norme AFNOR NF EN 16247 et couvrir au minimum 80 % de la consommation énergétique finale de l’entreprise. Les entreprises disposant d’un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 sont exemptées de cette obligation, à condition que la certification couvre bien l’ensemble du périmètre concerné.
Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.
Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.