L’exécutif entend remettre de l’élan dans les politiques environnementales. La décarbonation est l’une des missions de l’année 2026.
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique.

Après une année 2025 jugée incertaine, l’exécutif entend remettre de l’élan dans les politiques environnementales. La décarbonation est l’une des missions de l’année 2026 jugée comme décisive, avec l’adaptation au changement climatique et la préservation des sols.

Décarbonation : appliquer la SNBC 2025 malgré une baisse des émissions qui patine

L’année 2026 doit marquer un tournant. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a affirmé mardi sa volonté d’en faire une « année d’action et de résistance », durant laquelle la France accélérera la mise en œuvre de ses politiques environnementales. Après une année 2025 « marquée par l’incertitude » et les « tentations de renoncement », la ministre estime qu’« il nous faut maintenant tenir la promesse des trajectoires que nous avons dessinées », a-t-elle déclaré lors de ses vœux, retransmis en ligne (Monique Barbut).

À un an de l’élection présidentielle, la ministre a écarté toute idée d’immobilisme : « Je le dis, 2026 doit être une année d’action et de résistance, (…) une année d’élan durant laquelle nous accélérerons la mise en œuvre de nos politiques environnementales », a-t-elle insisté.

La décarbonation reste un enjeu prioritaire pour cette nouvelle année. Monique Barbut a rappelé que 2026 devait permettre d’atteindre les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), présentée fin 2025. L’objectif est de « concilier décarbonation et compétitivité », a-t-elle souligné, quelques jours après la publication de chiffres montrant un ralentissement de la baisse des émissions françaises de gaz à effet de serre.

Au-delà des frontières nationales, la ministre a enfin appelé la France et l’Europe à « adopter des postures plus affirmées » sur la scène internationale, dans un contexte de recomposition des rapports de force géopolitiques. Selon elle, la crédibilité climatique européenne passera aussi par une capacité à maintenir le cap, malgré les tensions économiques et politiques.

Adaptation au changement climatique & préservation des sols

Les deux autres questions cruciale, à l’agenda de l’année 2026 sont le changement climatique et la préservation des sols.

La première cherche des modalités d’adaptation audit changement, dans le prolongement du troisième Plan national d’adaptation, présenté en 2025, « dont la totalité des mesures a déjà été engagée », selon la ministre. Concernant la seconde, celle de la préservation des sols, Monique Barbut a réaffirmé son attachement à l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), malgré l’assouplissement voté par le Sénat : « Je souhaite que l’ambition du zéro artificialisation nette soit maintenue », a-t-elle soutenu. Elle s’est également dit opposée à toute relance de l’exploration pétrolière dans les Outre-mer.

Cette position intervient alors qu’une proposition de loi portée par le groupe macroniste RDPI, visant à lever l’interdiction de recherche et d’exploitation des hydrocarbures dans les territoires ultramarins, doit être examinée au Sénat le 29 janvier. Les ministères de la Transition écologique et de l’Économie ont déjà fait part de leur opposition à ce texte.

Giovanni Djossou, journaliste spécialisé
Giovanni Djossou Journaliste spécialisé

Titulaire d’un Master II en journalisme, Giovanni DJOSSOU a œuvré en tant que journaliste de presse écrite dans différents journaux et magazines pendant plus d’une décennie.
Spécialisé dans le secteur de l’énergie depuis 2023, il a la charge de la rédaction d’articles, de la conduite d’interviews ainsi que de la création de programmes pour Opéra Energie.