Portées par l’essor des filières vertes, les collectivités territoriales ont bénéficié en 2024 de plus de 2,1 milliards d’euros de retombées fiscales.

Portées par l’essor des filières vertes, les collectivités territoriales ont bénéficié en 2024 de plus de 2,1 milliards d’euros de retombées fiscales.

1,2 milliard de fiscalité directe

Les énergies renouvelables en France ont généré plus de 2,1 milliards d’euros de recettes fiscales locales en 2024, principalement au profit des communes et des communautés de communes, selon une étude du Syndicat des énergies renouvelables (SER), réalisée avec Colombus Consulting et publiée mardi. Ces énergies produisent « des recettes fiscales importantes, régulières et structurantes, qui soutiennent le développement de politiques publiques locales, notamment dans les territoires ruraux », fait valoir le SER.

L’étude, inédite, porte sur l’année 2024, dernière année aux données consolidées, comme l’a précisé Nicolas Goldberg, expert en énergie chez Colombus Consulting.

Sur les plus de 2,1 milliards d’euros reversés aux communes, intercommunalités, départements et régions, « plus de la moitié », soit 1,2 milliard d’euros, correspondent à des retombées fiscales directes, a détaillé Nicolas Goldberg. Le reste se répartit entre :

  • 443 millions d’euros issus de la fiscalité des entreprises liées aux filières (emplois, foncier, contribution économique locale) ;
  • 462 millions d’euros provenant de la fiscalité indirecte, essentiellement liée à la TVA générée par l’installation et la maintenance des équipements, puis reversée aux collectivités.

Jusqu’à 594 millions pour l’hydroélectricité

Selon le SER, 77 % des recettes fiscales bénéficient au bloc communal, une part qui grimpe à 91 % lorsqu’on considère uniquement la fiscalité directe. L’organisation souligne également que cette fiscalité « est indépendante de la démographie et repose avant tout sur le foncier », constituant ainsi « une véritable opportunité de développement pour les territoires à faible densité ». Pour Jules Nyssen, président du SER, la dynamique est appelée à se renforcer : « Plus le parc installé va se développer, plus ces recettes vont augmenter. »

Dans le détail, l’hydroélectricité — première source renouvelable en France — arrive en tête des contributions à la fiscalité locale directe avec 594 millions d’euros en 2024, devant :

  • l’éolien terrestre (212 millions d’euros) ;
  • le solaire (132,6 millions d’euros).

Les autres filières contributrices comprennent les énergies marines renouvelables, la géothermie, le bois énergie (dont le chauffage domestique), le biométhane, les biocarburants, la valorisation des déchets et l’aérothermie (pompes à chaleur).

À travers cette étude, le SER entend répondre aux critiques formulées dans le débat public, certains responsables politiques accusant les énergies renouvelables de peser sur les finances publiques.

Source : AFP

Giovanni Djossou, journaliste spécialisé
Giovanni Djossou Journaliste spécialisé

Titulaire d’un Master II en journalisme, Giovanni DJOSSOU a œuvré en tant que journaliste de presse écrite dans différents journaux et magazines pendant plus d’une décennie.
Spécialisé dans le secteur de l’énergie depuis 2023, il a la charge de la rédaction d’articles, de la conduite d’interviews ainsi que de la création de programmes pour Opéra Energie.