28 mars – Note analyse hebdomadaire des prix du gaz et de l’électricité
C’est un fait. L’Europe doit désormais s’habituer à un prix de la molécule et de l’électron plus cher. Cette hausse structurelle doit être prise en compte, afin que les pays s’organisent pour maintenir leur compétitivité tout en garantissant la cohésion sociale : les boucliers tarifaires ne pourront être maintenus indéfiniment.
En gaz, les prix à terme consolident en dessous des 50 €/MWh
L’Europe bénéficie toujours d’un bon approvisionnement en gaz et ses stocks sont remplis à + de 56 %, alors même que l’hiver se termine. La douceur de la météo et les efforts de sobriété énergétique expliquent également en grande part la baisse des cours. Rappelons néanmoins qu’on est loin des niveaux d’avant la guerre en Ukraine. En mars 2021, le contrat Calendar N + 1 terminait en effet le mois à 18,05 €/MWh.
- Cal-24 : 48,306 €/MWh
Baisse : – 0,71 %
- Cal-25 : 41,131 €/MWh
Hausse : + 0,93 %
Évolution du prix du gaz depuis 1 an (en €/MWh)
Évolution des prix du gaz depuis 1 mois (en €/MWh)
La situation du parc nucléaire fait grimper les prix de l’électron
EDF a eu beau rassuré sur ses prévisions de production pour l’année en cours, les marchés restent vigilants voire craintifs. Les cours long terme sont ainsi tous à la hausse. Plus largement, le prix de l’électricité en France est le plus élevé d’Europe. A titre de comparaison, le Cal- 24 allemand clôt le 24 mars à 123,60 €/MWh.
- Cal-24 : 191,39 €/MWh
Hausse : + 8,04 %
- Cal-25 : 127,75 €/MWh
Hausse : + 4,14 %
- Cal-26 : 108,96 €/MWh
Hausse : + 5,61 %
Évolution du prix de l’électricité depuis 1 an (en €/MWh)
Évolution des prix de l’électricité depuis 1 mois (en €/MWh)
Le pétrole en proie aux stress des marchés
Les turbulences du secteur bancaire ralentissent les investissements dans des actifs à risque, comme les matières premières. Cependant, le pétrole reste soutenu par la demande indienne et chinoise, même si cette dernière n’est pas encore revenue en force.
- 74,99 $/b
Hausse : + 2,77 %
Le carbone tiré vers le bas par les remous bancaires
C’est au tour du secteur bancaire européen d’être dans la tourmente, la Deutsche Bank en 1er chef. Et ce vent de panique touche nombre des établissements bancaires du vieux continent. Ces nouvelles et le climat économique globalement très nerveux ont fait baisser le prix du carbone.
- 87,65 €/t
Hausse : + 0,41 %