Portée par une meilleure disponibilité de son parc nucléaire, la production d’électricité d’EDF progresse nettement en 2025. À l’inverse, l’hydroélectricité marque un retour à la normale après une année 2024 exceptionnellement pluvieuse, sans remettre en cause l’équilibre global du système électrique français.
Nucléaire : 373 TWh en 2025, une production au plus haut des prévisions d’EDF
En 2025, la production d’électricité d’origine nucléaire d’EDF atteint 373 TWh, en hausse de 11,3 TWh par rapport à 2024, soit +3,1%, indique l’électricien français. Cette production, qui couvre 60 à 70% de la consommation électrique nationale, se situe dans la fourchette haute des objectifs annoncés, comprise entre 365 et 375 TWh. « Cette performance s’explique par la bonne disponibilité des réacteurs en fonctionnement, des arrêts de tranche bien maîtrisés et toujours une forte modulation de la production », souligne EDF. Cette modulation permet d’ajuster la production nucléaire aux variations de la consommation et à l’intermittence des énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien.
Après l’année noire de 2022, marquée par l’arrêt de près de la moitié du parc en raison de problèmes de corrosion, la production nucléaire confirme ainsi son redressement. Pour les années 2026 et 2027, EDF anticipe une production comprise entre 350 et 370 TWh.
À l’international, la situation est plus contrastée : au Royaume-Uni, la production nucléaire d’EDF s’établit à 32,9 TWh, en baisse de 4,4 TWh (-11,7%) sur un an. « Cette baisse s’explique par des incidents sur les vannes à vapeur à Hartlepool et Heysham 1, ainsi que par un important programme de maintenance et des arrêts en 2025 », précise EDF.
Hydraulique et stockage : retour à la normale, record pour les STEP avec 6 TWh
La production hydroélectrique recule en revanche de 15,8% en 2025, à 42,6 TWh, après avoir atteint 50,6 TWh en 2024, une année qualifiée d’exceptionnelle en raison d’une pluviométrie très abondante. Ce niveau correspond toutefois à une année hydraulique normale, généralement comprise entre 40 et 42 TWh.
Parallèlement, les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) enregistrent une année record, avec une production de 6 TWh, soit 400 GWh de plus que le précédent record de 2014, selon EDF. Véritables batteries géantes, les STEP jouent un rôle clé dans l’équilibre du système électrique. « Grâce à leur fonction de stockage et à leur réactivité, elles contribuent à maintenir l’équilibre entre production et consommation, notamment lors des pics de demande », souligne le groupe.
Dans un contexte où 95% de l’électricité produite en France est bas carbone, issue du nucléaire et des renouvelables, selon RTE, ces performances s’inscrivent dans une dynamique plus large. En 2025, la France a d’ailleurs battu, pour la deuxième année consécutive, son record d’exportations d’électricité, avec un solde exportateur net de 92,3 TWh, indique le gestionnaire du réseau de transport.
Source : AFP
Titulaire d’un Master II en journalisme, Giovanni DJOSSOU a œuvré en tant que journaliste de presse écrite dans différents journaux et magazines pendant plus d’une décennie.
Spécialisé dans le secteur de l’énergie depuis 2023, il a la charge de la rédaction d’articles, de la conduite d’interviews ainsi que de la création de programmes pour Opéra Energie.