En 2025, les volumes de gaz échangés sur le marché de gros français, où les professionnels achètent et vendent du gaz, ont représenté 6,8 fois la consommation nationale. Tous ces échanges se font autour d’un même point de référence : le PEG (Point d’Échange Gaz).
Depuis 2018, le PEG correspond à une zone de marché unique appelée Trading Region France (TRF). Elle est née de la fusion du PEG Nord et de la Trading Region South (TRS), qui séparaient auparavant le marché français en plusieurs zones.
Mais concrètement, comment fonctionne le PEG ? Comment se forme le prix du gaz sur ce marché ? Comment lire l’indice PEG et comprendre son évolution ?
En résumé :
- Le PEG, ou Point d’Échange de Gaz, est le marché de gros du gaz naturel en France. La CRE le définit comme le point d’échange virtuel de la Trading Region France.
- Le PEG Nord et Trading Region South ont fusionné le 1er novembre 2018. La France ne compte plus qu’une seule zone de marché depuis cette date.
- Le PEG day-ahead porte sur une livraison le lendemain. Le PEG MA, pour month ahead, porte sur le mois de livraison suivant.
- Les indices PEG sont cotés sur la plateforme EEX, née de l’intégration de Powernext dans le groupe allemand au 1er janvier 2020.
- Au 8 septembre 2026, le PEG cotait 66,54 €/MWh pour le mois suivant et 47,91 €/MWh pour l’année 2027 entière.
- La CRE construit son prix repère du gaz à 80 % sur l’indice PEG mensuel et à 20 % sur l’indice trimestriel.
Prix du PEG gaz en 2026
Aujourd’hui, le prix du gaz est de 75,92 €/MWh sur le marché à terme PEG pour M+1. Le prix du gaz pour le CAL 2027 (N+1) est de 57,8 €/MWh. (Source : marché à terme PEG, Trading Region France, les prix sont actualisés au mieux mais ne sont pas forcément mis à jour quotidiennement sur notre site)
Le PEG ou Point d’Echange du Gaz : qu’est-ce que c’est ?
Le PEG ou Point Échange Gaz correspond au marché de gros du gaz naturel. La signification du PEG tient dans son nom : le point où s’échange le gaz. Il s’agit d’une place virtuelle, car aucune molécule n’y transite. Les acteurs s’y échangent des droits sur du gaz déjà présent sur le réseau français. Comme l’écrit la Commission de régulation de l’énergie, « le PEG est le point d’échange virtuel de gaz de la Trading Region France ».
On y retrouve notamment, les gestionnaires de réseau de transport à savoir :
- GRTgaz sur les 3/4 Nord Ouest de la France ;
- Teréga (ex-TIGF) sur le Sud Ouest.
On y rencontre également les fournisseurs de gaz présent sur le marché français :
- Engie et les Entreprises Locales de Distribution (ELD), les fournisseurs historiques ;
- Les fournisseurs alternatifs, arrivés après l’ouverture à la concurrence.
Les transactions sur ce marché permettent de fixer le tarif PEG du gaz. Quels sont les produits qui s’échangent sur ce marché du gaz ?
Les produits spot ou à court terme : le PEG Day-Ahead gaz
Sur le marché spot, le prix du gaz est fixé pour une livraison à très court terme. Le PEG Day-Ahead correspond par exemple au prix du gaz acheté aujourd’hui pour être livré le jour ouvré suivant. À l’inverse, le Within-Day concerne une livraison le jour même.
Trois grandes familles de produits se négocient sur ce marché :
- les produits Intraday (intrajournaliers) : le gaz est acheté ou vendu pour la journée en cours ;
- les produits Day-Ahead (journaliers) : le gaz est négocié pour une livraison le jour ouvré suivant. C’est l’un des prix PEG les plus suivis ;
- les produits Week-end : le prix est fixé à l’avance pour une livraison pendant le week-end.
Le prix spot du gaz peut évoluer rapidement selon la météo, le niveau des stocks ou encore les arrivées de navires méthaniers, qui transportent du gaz naturel liquéfié (GNL). Il donne donc une indication du prix du gaz à très court terme, mais pas de son évolution dans les mois à venir.
Les produits futurs ou à terme
Sur le marché à terme, le gaz est acheté ou vendu à l’avance pour une livraison dans plusieurs semaines, plusieurs mois ou même plusieurs années. Cela permet de fixer à l’avance le prix d’achat ou de vente et donc de se protéger contre la volatilité du marché.
Trois échéances sont particulièrement utilisées dans les offres destinées aux entreprises :
- Le PEG MA (Month Ahead) concerne le mois suivant. Cet indice PEG mensuel sert notamment de référence à de nombreuses offres de gaz à prix variable.
- Le trimestriel, noté Q+1 ou QA, couvre les trois mois suivants. Il permet notamment de prendre en compte les différences de prix entre les saisons, la consommation de gaz étant généralement plus forte en hiver.
- Le calendaire, noté CAL ou Y+1, correspond à une année entière de livraison. Il sert notamment de référence pour construire des offres à prix fixe sur plusieurs années.
Concrètement, avec une offre indexée, le prix de la molécule de gaz évolue régulièrement en fonction de l’indice prévu au contrat, par exemple le PEG MA. Avec une offre à prix fixe, le fournisseur peut au contraire acheter à l’avance les volumes nécessaires pour couvrir la durée du contrat et limiter son exposition aux variations du marché.
Qui intervient sur le marché de gros du gaz ?
Le PEG réunit plusieurs types d’acteurs qui achètent ou vendent du gaz. Chacun joue un rôle différent dans la formation des prix :
- Les producteurs et importateurs font entrer le gaz sur le réseau français, notamment par gazoduc ou par navire méthanier, qui transporte du GNL.
- Les traders et négociants achètent et revendent du gaz sans le consommer. Ils contribuent à la liquidité du marché, c’est-à-dire à la facilité avec laquelle le gaz peut être acheté ou vendu.
- Les fournisseurs achètent du gaz sur le marché de gros pour ensuite le vendre à leurs clients.
- Les opérateurs de stockage, comme Storengy, Teréga et Géométhane, stockent notamment du gaz lorsque les besoins sont plus faibles et le retirent des réserves lorsque la demande augmente, en particulier en hiver.
- Les grands consommateurs industriels peuvent acheter leur gaz directement sur le marché de gros, sans passer par un fournisseur.
Ces échanges peuvent avoir lieu sur des bourses de l’énergie, comme EEX ou ICE Endex, ou de gré à gré (OTC), c’est-à-dire directement entre deux acteurs, éventuellement avec l’aide d’un courtier.
Quel est le cours du gaz PEG en 2026 ?
Ce graphique montre l’évolution du cours PEG gaz sur les 12 derniers mois sur le marché français. Il illustre les variations de l’indice PEG gaz.
`
L’évolution du prix du gaz PEG en 2026
En 2026, les prix du gaz sont repartis à la hausse après la baisse observée en 2025. Cette année-là, les prix Day-Ahead et M+1 s’élevaient en moyenne à 35,4 €/MWh.
Un événement a particulièrement marqué le marché : le 28 février 2026, la fermeture du détroit d’Ormuz, une route maritime stratégique pour le transport mondial d’énergie, a provoqué une forte hausse des cours. En seulement deux jours, le prix du gaz livré le mois suivant sur le marché de gros français a augmenté de 76 %.
Cette tension se retrouve aussi sur les prix à plus long terme. Le calendaire 2027, qui correspond au prix négocié à l’avance pour une livraison tout au long de l’année 2027, est passé de 39,72 €/MWh le 7 août à 47,91 €/MWh un mois plus tard.
Pour comprendre l’évolution du prix du gaz PEG, il faut donc regarder plusieurs échéances : le M+1 montre les tensions attendues à très court terme, tandis que le calendaire indique ce que le marché anticipe pour l’année à venir.
Où sont publiés les indices PEG ? La plateforme EEX, ex-Powernext
Si vous recherchez l’indice PEG Powernext, vous trouverez aujourd’hui principalement le nom EEX. Powernext, ancien opérateur des marchés français de l’énergie, a rejoint le groupe EEX en 2014. Ses activités liées au gaz ont ensuite été intégrées à EEX en 2020. La plateforme commune de négociation du gaz, appelée PEGAS, existait déjà depuis 2013.
Les expressions indice PEG Powernext et indice PEG EEX renvoient donc aux cotations du gaz sur la Trading Region France (TRF), la zone de marché française.
Par exemple, lorsqu’un contrat professionnel est indexé sur le prix PEG EEX mensuel, son prix évolue en fonction de l’indice mensuel prévu dans le contrat. Il est donc important de vérifier précisément le produit et l’échéance utilisés comme référence.
Trading Region France (TRF) : fusion du PEG Nord et de Trading Region South (TRS)
Entre 2015 et novembre 2018, on comptait deux points d’échange sur le marché du gaz en France :
- Le PEG Nord, connecté avec les réseaux de transport du Nord et de l’Est de l’Europe (Allemagne, Belgique, Norvège, etc.) ;
- Trading Region South (TRS) pour les zones sud opérées par Téréga et GRTgaz.
Ces deux entités ont désormais fusionné. Elles sont devenues Trading Region France (TRF). Ainsi, depuis 2018 il existe un seul et unique PEG en France.
Lorsque l’on recherche aujourd’hui le tarif gaz PEG Nord ou l’évolution du prix du gaz PEG Nord, on parle donc d’un ancien indice. Les contrats actuels utilisent le PEG unique de la Trading Region France (TRF), quelle que soit la région où se trouve le site.
Avant cette fusion, les prix du gaz pouvaient être différents entre le nord et le sud de la France. Les consommateurs du Sud, notamment les industriels, pouvaient ainsi payer leur gaz plus cher.
Avec la TRF, cette différence a disparu. Un site industriel situé en Gascogne et un entrepôt en Picardie utilisent désormais le même indice PEG comme référence pour le prix de la molécule de gaz.
De huit zones de marché à une seule, entre 2003 et 2018
La création d’un marché unique du gaz en France s’est faite progressivement. Lancé en 2003 par la CRE, le regroupement des différentes zones de transport s’est étalé sur 15 ans.
La France comptait ainsi huit zones de marché en 2003, puis cinq en 2005, trois en 2009 et deux en 2015. Depuis le 1er novembre 2018, il n’en reste plus qu’une : la Trading Region France (TRF).
Pour parvenir à cette zone unique, 872 millions d’euros ont été investis sur l’axe Nord-Sud afin d’adapter le réseau de transport de gaz. L’objectif : faciliter la circulation du gaz entre les différentes régions et permettre aux acteurs du marché d’échanger sur une seule zone, avec un même prix de gros de référence.
PEG Gaz : à quoi sert-il ?
La Trading Region France (TRF) est aujourd’hui la zone de marché unique où s’échange le gaz en France. Sa création facilite les échanges entre les différentes parties du réseau et remplit plusieurs objectifs :
- Sécuriser l’approvisionnement : le PEG unique facilite l’équilibre entre les quantités de gaz disponibles et les besoins des consommateurs.
- Uniformiser le marché : la TRF a supprimé les anciennes différences de prix entre le nord et le sud de la France.
- Renforcer la compétitivité du marché français : le PEG peut mieux rivaliser avec le TTF néerlandais, principal marché de référence du gaz en Europe.
- Améliorer les interconnexions : ces infrastructures permettent de faire circuler le gaz entre la France et les pays voisins.
Cette organisation contribue également à la liquidité du marché. En 2025, les volumes échangés au PEG ont ainsi progressé de 19 % par rapport à 2024. La CRE l’a également qualifié de « hub le moins cher d’Europe en 2025 ».
Quel impact du PEG sur le prix du gaz ?
L’évolution des cours du gaz sur le PEG, le marché de gros du gaz naturel, a forcément un impact sur le marché de détail. En effet, les professionnels et entreprises ne s’alimentent pas directement auprès de cette place boursière mais de fournisseurs d’énergie pro. Ces derniers structurent leurs offres en fonction des indices du PEG.
Les tarifs réglementés et prix repère du gaz
Supprimés en 2020 pour les professionnels et en 2023 pour les particuliers, les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz, fixés par les pouvoirs publics, étaient influencés par les coûts d’approvisionnement sur le marché de gros. Si les prix sur le PEG augmentaient, cela entraînait une révision des TRV à la hausse.
Pour les particuliers, la CRE publie désormais chaque mois un prix repère du gaz. Il ne s’agit pas d’un tarif obligatoire, mais d’une référence permettant notamment de comparer les offres des fournisseurs.
Le lien avec le PEG reste important. Pour calculer les coûts d’approvisionnement intégrés au prix repère, la CRE s’appuie à 80 % sur les cotations EEX du contrat mensuel et à 20 % sur celles du contrat trimestriel. Autrement dit, elle combine le prix du gaz attendu pour le mois suivant avec celui attendu pour le trimestre.
La logique est donc simple : si les indices PEG utilisés dans ce calcul augmentent, la partie du prix repère liée à l’approvisionnement augmente également. C’est ce mécanisme qui permet de comprendre comment les variations du marché de gros peuvent se répercuter sur les prix de référence du gaz.
| Mois de livraison | Référence de coûts d’approvisionnement |
| Mai 2026 | 47,48 €/MWh |
| Juin 2026 | 41,15 €/MWh |
| Juillet 2026 | 46,74 €/MWh |
| Août 2026 | 44,77 €/MWh |
| Septembre 2026 | 52,30 €/MWh |
Les offres de gaz à prix indexés
Pour les offres à prix indexé, le prix que payent les consommateurs suit les fluctuations du PEG. Si les cours du PEG augmentent, les prix des contrats indexés augmenteront également, et inversement.
L’indexation repose souvent sur le PEG MA (Month Ahead). Certaines offres utilisent plutôt le prix repère de la CRE, dont les variations peuvent être plus lissées.
Ce type d’offre permet de profiter rapidement d’une baisse des prix du marché. En contrepartie, il expose davantage aux hausses. Il convient donc surtout aux structures capables de supporter des variations de budget d’un mois à l’autre, notamment en cas de forte hausse des prix pendant l’hiver.
Les offres de gaz à prix fixes
De leur côté, les offres à tarif fixe garantissent des prix stables sur toute la durée du contrat. Elles permettent aux consommateurs de se protéger contre la volatilité du PEG en bloquant un prix du gaz HT pendant une durée déterminée.
L’avantage est la visibilité : l’entreprise connaît à l’avance le prix de sa fourniture de gaz. En revanche, si les cours du PEG baissent après la signature, elle ne profite pas de cette baisse.
Le choix entre prix fixe et prix indexé dépend donc principalement de la tolérance au risque budgétaire de l’entreprise : préfère-t-elle sécuriser son budget ou accepter des variations de prix pour éventuellement profiter des baisses du marché ?
Prix PEG gaz : quels sont les grands facteurs qui influencent le prix du gaz ?
Le prix du gaz sur le PEG dépend du jeu de l’offre et de la demande. De nombreux facteurs entrent en jeu. Voici ce qu’il faut retenir.
Anticipez les variations de prix sur le marché de l'énergie pour sécuriser vos budgets
Recevez chaque jour notre rapport sur l'évolution des prix de l'énergie. Une analyse claire et exploitable pour prendre position au bon moment.
La demande de gaz naturel
La demande de gaz naturel varie selon de nombreux paramètres. Il faut prendre en compte :
- Les décisions de politique énergétique : Les décisions gouvernementales en matière d’énergie, y compris les mesures de soutien aux énergies renouvelables, peuvent réduire la dépendance au gaz naturel ;
- Les aléas météorologiques : Les conditions climatiques, comme les hivers froids, peuvent augmenter la demande de chauffage et donc de gaz naturel ;
- L’activité économique : Une hausse de la production économique peut augmenter la demande industrielle de gaz naturel. À l’inverse, la mise à l’arrêt d’usines, comme par exemple lors de la pandémie de Covid-19 a tendance à faire baisser les prix du gaz sur les marchés de gros ;
- Le prix du CO2 : le gaz étant une énergie fossile, sa combustion entraîne des émissions de GES. Le prix du CO2 va donc jouer sur le prix du MWh de gaz ;
- le développement du gaz vert : Le développement de sources alternatives comme le biométhane peut influencer la demande de gaz naturel.
La demande asiatique compte autant que la demande européenne, puisqu’un navire de GNL en mer se dirige vers le marché qui paie le mieux. L’Agence internationale de l’énergie relève qu’un recul d’environ 4 % de la demande chinoise entre mars et juin 2026 a fait baisser de 12 % les importations chinoises de GNL
L’offre de gaz naturel
De son côté, l‘offre de gaz sur le PEG va également être fonction de divers facteurs, parmi lesquels :
- Les cours du pétrole : Les prix du pétrole et les prix du gaz naturel se suivent. Une hausse du baril se traduit bien souvent par une hausse des prix du gaz.
- La situation géopolitique : Les conflits et les tensions internationales comme la guerre en Ukraine menée par la Russie et la guerre Israël-Hamas ont perturbé l’approvisionnement en gaz naturel.
- L’approvisionnement en Gaz Naturel Liquéfié (GNL) : Le GNL représente une part croissante de l’approvisionnement en gaz au niveau mondial. Subissant de nombreuses transformations, son prix peut affecter le niveau tarifaire global.
- Les données liées au stockage : La capacité de stockage de gaz et les niveaux de stock peuvent influencer les prix du gaz, en particulier avant les périodes de forte demande comme l’hiver.
D’où vient le gaz consommé en France ?
L’origine du gaz influence le prix du gaz PEG. La France importe en effet une grande partie de son gaz et se retrouve en concurrence avec d’autres pays pour sécuriser ses approvisionnements, notamment en GNL (gaz naturel liquéfié), transporté par navire méthanier.
En 2025, la Norvège représentait 30 % des importations de gaz de l’Union européenne, devant les États-Unis avec 26 % et la Russie avec 12,5 %.
La France joue un rôle important dans ces échanges. Elle a été le premier point d’entrée du GNL en Europe pour la quatrième année consécutive en 2025. Ses terminaux méthaniers, où le GNL transporté par bateau est réceptionné puis transformé en gaz avant d’être injecté dans le réseau, ont accueilli 23 % des importations européennes de GNL.
Cette capacité à recevoir du gaz provenant de différentes régions du monde contribue à un bon approvisionnement du marché français et à la compétitivité du PEG face aux autres marchés européens.
Pourquoi le niveau des stockages influence-t-il le prix du gaz ?
Les stockages souterrains permettent de conserver du gaz sous terre pour l’utiliser plus tard. Le principe est simple : du gaz est généralement injecté dans les réserves pendant l’été, lorsque la consommation est faible, puis retiré pendant l’hiver, lorsque les besoins en chauffage augmentent.
La France dispose d’une capacité de stockage d’environ 130 TWh répartie sur 11 sites.
Le niveau des stocks à la sortie de l’hiver est particulièrement surveillé. Si les réserves sont faibles au printemps, il faut acheter davantage de gaz pendant les mois suivants pour les remplir avant l’hiver. Cette hausse de la demande peut faire monter les prix.
Au 1er avril 2026, les stockages français étaient ainsi remplis à 22 %, contre 27 % en 2025 et 39 % en 2024. Le taux de remplissage des stockages constitue donc l’un des indicateurs à surveiller pour comprendre l’évolution possible du prix du PEG.
Comment suivre le prix PEG gaz pour sécuriser son contrat ?
Pour une entreprise, suivre le PEG permet surtout de choisir quand et comment acheter son gaz. La démarche peut se faire en trois étapes.
D’abord, il faut regarder les échéances correspondant à la période du contrat. Un contrat commençant en janvier 2027 ne se négocie pas forcément aux mêmes niveaux qu’un contrat débutant en octobre 2026. La date de début de fourniture peut donc avoir un impact important sur le prix.
Ensuite, l’entreprise doit choisir son mode d’engagement. Avec un prix indexé, le tarif peut évoluer avec un indice comme le PEG MA (Month Ahead). Avec un prix fixe, le fournisseur peut s’appuyer sur les prix à terme pour sécuriser le coût du gaz à l’avance. Il est aussi possible, selon le contrat, de fixer le prix par tranches, c’est-à-dire de sécuriser progressivement différentes portions du volume plutôt que tout acheter au même moment.
Enfin, il faut suivre l’évolution du marché. Une baisse des cours peut créer une occasion intéressante pour lancer une consultation des fournisseurs ou sécuriser une partie des volumes. À l’inverse, certaines conditions de marché peuvent inciter à attendre.
Les alertes marché proposées par Opéra Energie permettent de repérer ces mouvements. Ensuite, le recours à un comparateur de gaz naturel professionnel permet d’obtenir une première estimation des offres accessibles à l’entreprise.
Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.
Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.