france gaz inquiete

Pour accélérer la réduction des émissions de carbone du pays d’ici 2030, le gouvernement a récemment dévoilé ses orientations : soutien au développement des gaz renouvelables, électrification généralisée des usages et mesures d’interdiction des chaudières à gaz dans les logements.

France gaz, l’association qui regroupe tous les acteurs gaziers présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur gazière (gaz naturel, gaz renouvelables, gaz liquides, hydrogène), demande aux pouvoirs publics de prendre le temps de la réflexion.

L’essor des gaz renouvelables soutenu par le gouvernement

La ministre de la Transition énergétique a confirmé son intention d’accélérer la production de gaz renouvelables en annonçant des mesures réglementaires, notamment concernant le tarif d’achat de la production de biométhane. La filière se réjouit de ces annonces qui vont relancer la dynamique de développement des projets.

Afin de favoriser la transition énergétique de la filière, le gouvernement envisage ainsi de revoir à la hausse ses objectifs et de viser 15 % de gaz renouvelables d’ici 2030.

« La filière française salue cette orientation, qui reconnait la maturité des gaz renouvelables. Pour aller encore plus vite et contribuer aux objectifs de décarbonation, en particulier dans le logement, France gaz propose de fixer une cible de 20 % en 2030. » explique l’organisme.

Les filières émergentes ont un rôle à jouer

Au-delà de la méthanisation, la pyrogazéification, la gazéification hydrothermale et la méthanation sont autant de leviers d’innovation importants, intégrés des projets d’économie circulaire. Ces technologies de production contribuent à la transition du secteur gazier et permettent de valoriser les déchets des collectivités. Or, France gaz déplore que les pouvoirs publics n’aient pas pris en compte ces gisements de déchets dans les scénarios de mix énergétiques décarbonés pour 2050.

Dans le cadre des travaux sur la Loi de Programmation énergie climat, le syndicat de l’industrie gazière sollicitera donc l’audition des représentants de ces filières innovantes. En plus de l’importance de soutenir ces filières, il est primordial de valoriser les approches industrielles locales. Cela contribue à la revitalisation de nos territoires tout en offrant des solutions adaptées aux besoins de chacun, rappellent les acteurs du secteur.

Interdire le chauffage au gaz serait une erreur économique et technique


Le 22 mai, la Première ministre Élisabeth Borne a dévoilé des objectifs sectoriels de décarbonation pour 2030. La réduction de la part du chauffage dans le secteur du bâtiment témoigne clairement de l’intention du gouvernement d’annoncer la fin des chaudières à gaz dans les logements, même pour les ménages souhaitant utiliser des gaz renouvelables.

Cependant, compte tenu des coûts associés aux travaux de rénovation énergétique et à l’augmentation du prix de l’électricité, ces mesures auront un impact important sur le pouvoir d’achat et le quotidien des Français, en particulier en l’absence d’alternatives pour les personnes vivant en milieu rural ou en logement collectif.

« Aujourd’hui, une solution électrique telle que la pompe à chaleur coûte environ 10 000 € de plus qu’une chaudière gaz à très haute performante énergétique, avec une durée de vie moindre. Viennent s’ajouter des coûts de maintenance des équipements supérieurs et des coûts substantiels de renforcement du réseau électrique. »

L’électrification trop rapide du parc de chauffage présente également un risque pour la viabilité des réseaux électriques en hiver, pointe encore France gaz. L’association insiste : les autorités publiques ne doivent pas sous-estimer le rôle du gaz dans la gestion des pics de demande énergétique et doivent conserver une vision équilibrée du mix énergétique.

Charlotte Martin
Responsable Communication

Sophie-Charlotte MARTIN, Conceptrice-Rédactrice spécialisée

Titulaire d'un master 2 en Lettres Classiques, complété d'un master 2 en Communication et d'un cycle web marketing à la CCI de Lyon, Sophie-Charlotte est intervenue sur des sujets aussi B2C que B2B, on et off line.

Régulièrement confrontée aux problématiques tertiaires et industrielles, elle s'est spécialisée en énergie. Aujourd'hui, elle garantit au quotidien la direction et la production éditoriale de l'entreprise. Sophie-Charlotte MARTIN est Responsable éditoriale d'Opéra Energie.