Le Salon de la Copropriété a souhaité interroger Opéra Énergie sur la manière d’optimiser les dépenses d’énergie de sa copropriété.  Matthieu Balsamo, responsable du marché copropriété, a pris la parole lors d’une interview en Facebook live le 17 décembre.

Camille Palais : « Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouveau live proposé par le salon de la copropriété. Je suis aujourd’hui en compagnie de Mathieu Balsamo responsable du marché copropriété chez Opéra Énergie pour parler de « maîtrise des charges en copropriété » et plus particulièrement de « maîtrise de ses dépenses en énergie ».
Bonjour Matthieu, je commence avec une première question, est-ce que vous pouvez nous rappeler rapidement votre mission chez Opéra Énergie ? »

Matthieu Balsamo : « Vous l’avez dit, je suis responsable du marché copropriété. Ma mission est d’animer le marché de la copropriété auprès de l’ensemble de nos courtiers sur toute la France. »

Camille Palais : « Est-ce qu’on peut parler un peu rapidement d’Opéra Énergie ? Est-ce que vous pouvez rappeler le principe d’Opéra Énergie et ses objectifs ? »

Matthieu Balsamo : « Bien sûr. Opéra Energie est courtier en énergie. Alors qu’est-ce qu’un courtier en énergie ? Et bien, notre spécialité c’est la mise en concurrence des contrats de fourniture de gaz et d’électricité pour les professionnels. Nous accompagnons aujourd’hui tous les types de consommateurs sauf  le particulier. Opéra Energie existe depuis 6 ans maintenant.  Nous sommes un peu plus d’une centaine de salariés sur toute la France :  nous avons bien grossi en 6 ans ! »

Camille Palais : « Merci. Parlons maintenant des dépenses énergétiques. Est-ce qu’elles représentent une grosse part des charges au sein des copropriétés ? »

Matthieu Balsamo : « Effectivement puisqu’en moyenne c’est environ 30% des charges sur une copropriété en chauffage collectif. C’est donc 30% du budget de la copropriété, ce qui en fait un sujet important et un poste de charge qu’il faut bien maîtriser. Aujourd’hui c’est pour cela qu’on accompagne la gestion des copropriétés sur ce sujet et qu’on agit avec eux sur 3 axes.

Tout d’abord, nous faisons du courtage en énergie : nous les aidons à mettre en concurrence et à aller chercher le bon fournisseur et la bonne offre pour leurs contrats de gaz et d’électricité.

2nd axe, nous allons également être avec eux sur toute la durée du contrat qu’ils ont souscrit par le biais d’Opéra Énergie pour les aider sur toutes les problématiques qu’ils pourraient rencontrer, de l’ordre de la facturation notamment. Et nous sommes là pour répondre à toutes les questions qu’ils pourraient avoir sur leurs offres et contrats souscrits.

Enfin, il existe un 3ème axe sur lequel nous sommes présents au quotidien, aux côtés des gestionnaires de copropriété notamment : il s’agit de tout ce qui concerne la gestion des échéances des contrats. Ce n’est pas anodin, c’est un vrai sujet pour eux puisqu’ils ont un gros parc de copropriétés à gérer. Ils ont plein de problématiques, plein de choses à faire et avec parfois des contrats qui ont des dates d’échéance qui démarrent à des dates différentes et qui finissent à des dates différentes. Opéra Energie prend alors en charge, à leur place, la gestion de ces échéances. Nous les alertons plusieurs mois à l’avance sur les opportunités qu’il y a de se positionner ou pas sur le marché de l’énergie. »

Camille Palais : « D’accord ! Justement vous parliez de l’aspect facturation tout à l’heure… Qu’est-ce qu’il y a dans un prix de l’énergie sur une facture ? Comment se décompose-t-il ? »

Matthieu Balsamo : « Il faut savoir que le prix de l’énergie change entre le gaz et l’électricité. On va prendre l’électricité pour que ce soit plus compréhensible. Grosso modo, 30% de votre facture ce sont des taxes, vous n’avez pas le choix de les payer, 30% supplémentaire sont liés à l’acheminement. Donc tout ce qui permet d’apporter l’électricité jusqu’à votre point de livraison ou votre compteur. Et les 40 % restant constituent le prix de l’énergie. Ce sont des éléments variables sur lesquels nous allons pouvoir intervenir et aller négocier les prix avec les fournisseurs d’énergie. »

Camille Palais : « D’accord, je vous remercie pour ces précisions. Mais alors, quels sont les leviers à activer pour réussir à faire baisser ses dépenses en énergie ? »

Matthieu Balsamo : « Il faut bien avoir en tête qu’un fournisseur d’énergie va chercher son gaz ou son électricité sur des marchés qui fonctionnent exactement de la même manière que des marchés financiers. Les fournisseurs d’énergie vont donc acheter leur énergie tous les jours sur les marchés avec un prix qui fluctue tous les jours.

Aussi, le premier levier à activer, c’est de demander des contrats, des offres au fournisseur d’énergie à la même date afin de « partir » avec exactement les mêmes critères.

Si vous commencez à comparer une offre reçue le lundi de la part d’un fournisseur d’énergie à une offre que vous avez reçue le vendredi de la même semaine de la part de votre fournisseur d’énergie actuel et bien… vous êtes en train de comparer des choux et des carottes ! Les fournisseurs n’auront en effet pas pris le même risque puisqu’ils auront eu des visibilités différentes sur les marchés, avec des prix différents.

Le 2nd levier, qui est très important pour Opéra Energie, nous allons accompagner notre client sur la possibilité d’aller chercher des prix sur le marché de l’énergie. On ne peut pas savoir à l’avance ce que feront les marchés, mais lorsque les copropriétaires et les gestionnaires nous font confiance un peu en amont de leur date d’échéance de contrat ( et même bien en amont ! Nous avons par exemple des gestionnaires qui nous font confiance sur des contrats qui peuvent arriver à terme dans 2 ans) nous avons le temps d’observer ce que fait le marché. Nous sommes alors en mesure de conseiller nos clients et de leur indiquer si oui ou non c’est le bon moment d’aller chercher un prix de l’énergie.

Et, enfin, le 3ème levier est la mise en comparaison. Aujourd’hui les fournisseurs d’énergie présentent des offres toutes structurées différemment. Il existe sur les marchés une multitude d’offres, de possibilités. Vous avez des offres vertes, vous avez les offres indexées ou les offres fixes, mais les termes sont parfois complexes et difficiles à appréhender et, surtout, il est parfois difficile de comprendre tous les critères que peuvent contenir un prix de l’énergie.

Cela conduit parfois à des situations un peu délicates dans lesquelles les copropriétaires pensent payer un prix en allant sur une typologie d’offres et ils se retrouvent avec un tout autre format de prix à la fin. Et ce prix est parfois plus élevé que ce qu’ils pensaient devoir payer initialement parce qu’ils n’ont pas intégré la totalité des coûts, parce qu’ils n’ont pas compris la totalité des notions qui sont à intégrer à leur contrat.

Donc le 3ème levier pour réduire sa facture d’énergie, c’est de bien comprendre !  Et, pour cela, faire appel à des experts !

Camille Palais : « Merci. Je reviens sur le moment où vous parliez, justement, du bon moment pour renégocier ses contrats ce qui m’amène à une autre question. Est-ce qu’il y une saisonnalité dans la fixation des prix de l’énergie ou pas du tout ? »

Matthieu Balsamo : « Lorsqu’on parle de saisonnalité et qu’on dit « l’énergie est moins chère en été qu’en hiver », ce n’est pas vrai. C’est une belle légende. Il suffit de prendre une courbe des prix du gaz ou de l’électricité sur plusieurs années ou un historique des marchés sur plusieurs années pour observer que la saisonnalité des ventes été/hiver n’existe pas. On se trouve parfois avec des prix « été » qui sont bien plus chers que les prix « hiver ». Il suffit de regarder l’année 2018. On a eu des percées de prix en été alors que ce n’était pas le cas en hiver.

S’il n’y a pas de saisonnalité, en revanche il y a des périodes dans l’année qui sont moins intéressantes que d’autres pour aller négocier les tarifs que d’autres. 2 périodes sont plutôt bien connues.
Si vous voulez consulter votre fournisseur d’énergie en été pendant les périodes de vacances, cela risque d’être compliqué d’aller chercher de bons prix parce que les prestataires répondent moins bien ou tout simplement ne sont pas présents. De la même manière juste avant Noël, il est difficile de négocier des prix… tout simplement parce que tout le monde a d’autres sujets en tête ! Mais tout cela n’a rien à voir avec une saisonnalité du marché, c’est uniquement lié à l’activité en France »

Camille Palais : « Je vais finir avec une dernière question. En tant que courtier en énergie, j’imagine que vous avez déjà conseillé beaucoup de clients avec des expériences différentes. Est-ce que vous avez 2-3 retours d’expérience à nous partager sur des copropriétés que vous avez aidées dans la renégociation de leurs contrats ? »

Matthieu Balsamo : « Oui bien sûr !  Voici deux exemples récents.  Le premier cas de figure est celui d’une copropriété consommant 4 gigawattheures de gaz, soit à peu près 350 logements. Il s’agit d’une copropriété assez importante, pour laquelle l’enjeu de chauffage au gaz est un très fort enjeu. La copropriété nous avait donné de la visibilité (on en revient à ce que je vous disais tout à l’heure sur l’importance de traiter en amont ce sujet de la date d’échéance de vos contrats) sur la date d’échéance de leur contrat. Il doit prendre fin dans un an et demi à peu près.

Or, cette année, le Covid a eu un petit peu raison des marchés, notamment de celui du gaz. Il a fait beaucoup baisser le prix du gaz qui a atteint des seuils historiquement bas qu’il n’avait plus atteints depuis l’ouverture du marché du gaz, en 2015. Nous avons donc averti le gestionnaire que les prix étaient très bas et que nous pensions que c’était une bonne opportunité pour la copropriété d’aller chercher ce prix, même si ce son échéance n’arrivait pas avant un an et demi.

La copropriété nous a fait confiance et a réalisé une très grosse économie sur son budget ! De plus, elle a pu sécuriser le prix de son ‘énergie sur 3 années supplémentaires ! Résultat, elle est allée chercher un prix meilleur, s’est assurée du même coup un super prix pour 4 ans au moins, tout en bénéficiant de visibilité sur son budget de chauffage. Ça c’est une vraie plus-value.

Un autre exemple qu’on peut vous donner, c’est celui de remontées de clients qui ont tenté par eux-mêmes de faire leurs négociations de fournisseurs d’énergie et qui ont constaté que certains n’affichent pas la totalité des termes, des coûts qui peuvent composer le coût final. C’est typiquement le cas des certificats d’économie d’énergie (CEE). Peu de gens le savent, mais vous payez des certificats d’économie d’énergie dans votre facture.

Or, parfois, les fournisseurs d’énergie ne les font pas apparaître de manière suffisamment claire. Du moins, comme c’est une notion qui n’est pas très compréhensible par les copropriétaires, les fournisseurs ont tendance à la mettre de côté. Pourtant les CEE impactent le budget. C’est un coût qui, ramené au mégawattheure, peut représenter entre 3 et 6€ en fonction du fournisseur d’énergie !

Comme nous sommes souvent confrontés à ce type de remontées, nous nous attachons à aider nos clients à bien comprendre grâce à un comparateur qui est bien clair, bien détaillé et bien complet où on décompose vraiment le prix de l’énergie. Opera Energie aide les copropriétaires à comprendre ce qu’ils vont payer demain et comment ça va fonctionner. »

Camille Palais : « Merci Mathieu Balsamo. Je termine ce live en vous remerciant très sincèrement du temps que vous avez pris pour y participer ».