L’audit thermique est un diagnostic réalisé dans un bâtiment, qui va plus loin que le DPE (Diagnostic de performance énergétique). En copropriété, l’audit énergétique est un outil d’analyse approfondi du bâti, distinct du DPE collectif, mais souvent confondu avec lui. Il permet de faire un état des lieux du bien, mais également de trouver les solutions les plus adaptées, afin d’améliorer la performance énergétique du bâtiment, réduire sa consommation énergétique et donc les factures. Toutefois, s’il est obligatoire dans certains cas lors de la vente de maisons individuelles ou d’immeubles en monopropriété, il n’est pas imposé de manière systématique en copropriété. Mais qu’en est-il des copropriétés ? Quand faire un audit énergétique en copropriété ? Quelles sont les obligations des syndics et gestionnaires de copropriétés ?
Audit énergétique en copropriété : définition
L’audit énergétique d’une copropriété est une étude technique complète qui vise à évaluer la performance énergétique globale d’un immeuble collectif.
Réalisé par un bureau d’études qualifié (OPQIBI 1905 ou équivalent), il repose sur une analyse détaillée du bâti et des installations : isolation, chauffage, ventilation, production d’eau chaude, éclairage, etc.
Contrairement au DPE collectif, l’audit énergétique d’un immeuble collectif ne se limite pas à une étiquette énergétique, mais propose une analyse scénarisée des travaux.
Ainsi, l’audit énergétique d’un immeuble :
- identifie les déperditions thermiques ;
- mesure les consommations réelles ;
- modélise plusieurs scénarios de travaux permettant d’améliorer le confort, de réduire les charges et de valoriser le patrimoine.
Audit énergétique d’un immeuble collectif : quelles sont les obligations légales des copropriétés ?
Avant de planifier des travaux ou de solliciter des aides, il est essentiel de comprendre ce que la loi impose réellement aux copropriétés. Depuis 2017, la réglementation a évolué. Certaines obligations ont disparu, comme celle de réalisation d’un audit énergétique en copropriété, d’autres ont été introduites, notamment avec la loi Climat et Résilience.
Quatre informations à connaître en 2026 sur l’audit énergétique en copropriété :
- Non, l’audit énergétique n’est pas une obligation légale pour les copropriétés ;
- L’audit énergétique obligatoire concerne uniquement les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété lors de la vente ;
- En copropriété, les obligations portent sur le DPE collectif et le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) ;
- L’audit énergétique d’une copropriété reste une démarche volontaire, fortement recommandée pour préparer une rénovation globale et sécuriser l’accès aux aides financières.
Un audit énergétique non obligatoire en copropriété, sauf cas particuliers
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2017, l’audit énergétique n’est plus une obligation légale générale pour les copropriétés.
L’obligation instaurée par l’arrêté du 28 février 2013, qui concernait les immeubles de plus de 50 lots équipés d’un chauffage ou d’un système de refroidissement collectif, a pris fin en 2016.
Désormais, cet audit énergétique d’un immeuble relève d’une démarche volontaire, souvent décidée en assemblée générale, pour évaluer la performance du bâti et préparer un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) cohérent.
Audit énergétique réglementaire : une obligation limitée aux maisons individuelles et immeubles en monopropriété
Depuis le 1ᵉʳ avril 2023, un audit énergétique réglementaire est obligatoire lors de la vente de logements en monopropriété ou de maisons individuelles classés F ou G. Ce même audit énergétique est aussi obligatoire pour les bâtiments classés E depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Il deviendra obligatoire pour les résidences classe D à partir du 1er janvier 2034.
Cette obligation ne s’applique pas aux logements en copropriété, mais uniquement :
- aux maisons individuelles ;
- aux immeubles en monopropriété (un seul propriétaire pour l’ensemble du bâtiment).
L’audit énergétique d’un immeuble collectif reste donc facultatif, mais il demeure fortement recommandé pour anticiper les rénovations globales et bénéficier de dispositifs financiers comme MaPrimeRénov’ Copropriété ou les CEE.
Une méthode de calcul harmonisée depuis juillet 2025 : ce qui change concrètement
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l’arrêté du 27 mars 2025 impose la méthode 3CL-DPE pour tous les audits énergétiques en copropriété.
Cette évolution ne crée pas d’obligation de réalisation, mais elle uniformise les pratiques :
- les audits doivent être réalisés par des professionnels qualifiés (bureaux d’études certifiés OPQIBI 1905 ou équivalent) ;
- la méthode 3CL garantit une meilleure comparabilité avec le DPE collectif ;
- les rapports sont désormais plus précis et plus exploitables pour les demandes d’aides publiques.
Ainsi, en 2026, une copropriété n’a pas l’obligation légale de réaliser un audit énergétique.
En revanche, elle doit :
- disposer d’un DPE collectif, selon sa taille et sa date de construction ;
- établir un PPPT ou PPT si elle a plus de 15 ans.
Pour y voir clair, voici un tableau récapitulatif des obligations énergétiques applicables aux copropriétés en 2026.
| Dispositif | Statut en 2026 | Public concerné | Texte de référence |
|---|---|---|---|
| Audit énergétique en copropriété | Facultatif | Copropriétés d’habitation collectives | Arrêté du 28 février 2013 (obligation close) |
| Audit énergétique réglementaire | Obligatoire lors de la vente de logements F/G/E/D | Maisons individuelles et monopropriétés | Loi Climat et Résilience + Décret du 9 août 2022 |
| DPE collectif | Obligatoire selon taille | Copropriétés avec chauffage/refroidissement collectif | Loi Climat et Résilience |
| PPPT / PPT | Obligatoire depuis 2025 pour immeubles de plus de 15 ans | Toutes copropriétés | Loi Climat et Résilience |
| Méthode 3CL-DPE | Obligatoire pour tout audit depuis juillet 2025 | Tous les auditeurs | Arrêté du 27 mars 2025 |
Réaliser l’audit énergétique d’une copropriété reste cependant une démarche stratégique, car il permet d’identifier les travaux prioritaires, de planifier les investissements et de sécuriser l’accès aux aides financières.
En ce début d’année 2026, aucune nouvelle obligation légale spécifique n’a été introduite concernant la réalisation d’un audit énergétique en copropriété. Les évolutions récentes portent principalement sur le DPE collectif, le PPPT et l’harmonisation des méthodes de calcul.
Audit énergétique en copropriété : quels sont ses atouts en 2026 ?
Faire réaliser un audit énergétique en copropriété présente plusieurs avantages.
Économiser de l’énergie et gagner en confort
Le premier est de faire un point sur tout l’immeuble, identifier ce qui va et ne va pas, ce qui mérite d’être amélioré et surtout comment les améliorer. En ciblant les bonnes actions et leur ordre, cela permet de réaliser les bons travaux dans la copropriété. À la clé ? Un gain en confort et réduction de la consommation d’énergie, donc des factures.
Valoriser son patrimoine bâti
En rendant la copropriété plus écoresponsable, on peut réduire les charges de copropriétés des occupants. Il est aussi possible d’attirer de nouveaux propriétaires. Ils auront moins peur de s’engager, notamment en raison de frais de copropriétés futurs moins élevés.
Planifier une rénovation efficace
Au-delà des économies d’énergie, l’audit énergétique en copropriété constitue une aide à la décision. Il permet de hiérarchiser les travaux à mener dans la copropriété, d’estimer les coûts associés et de définir un calendrier d’interventions réaliste sur plusieurs années.
Grâce à cette vision d’ensemble, les copropriétaires peuvent mieux anticiper les dépenses à venir et établir un plan pluriannuel de travaux (PPT) cohérent avec leurs capacités financières.
Obtenir des aides financières de l’État
Réaliser l’audit énergétique d’un immeuble permet de préparer le terrain pour bénéficier d’aides à la rénovation.
Ce diagnostic est souvent requis pour constituer un dossier MaPrimeRénov’ Copropriété ou Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Il justifie la cohérence technique du projet et la performance énergétique visée, deux critères déterminants pour obtenir un financement.
S’engager collectivement pour la durabilité de son patrimoine immobilier
Enfin, l’audit énergétique d’un bâtiment collectif traduit l’engagement environnemental de la copropriété.
En réduisant la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, il s’inscrit pleinement dans les objectifs de la loi Climat et Résilience.
C’est une démarche collective, fédératrice et concrète, qui valorise le patrimoine tout en améliorant durablement la qualité de vie des occupants.
Combien coûte un audit énergétique en copropriété ?
Pour évaluer le coût d’un audit énergétique en copropriété, il convient d’un connaître le prix, mais aussi les aides financières à la rénovation auxquelles il permet d’accéder.
Le prix de l’audit énergétique d’une copropriété
Concernant le coût d’un audit énergétique d’une copropriété, il est conseillé de faire plusieurs devis avant de choisir. Vous pourrez ainsi comparer, en plus du prix, la précision de ce bilan énergétique. Le total peut varier en fonction de plusieurs éléments et notamment le nombre de lots et/ou de bâtiments, le système de chauffage, la complexité architecturale, etc. Le coût est divisé entre les copropriétaires, selon leur quote-part.
En moyenne, un audit énergétique d’un immeuble collectif nécessite entre 6 et 10 semaines de réalisation, selon la taille de l’immeuble et la disponibilité des données.
Ces montants incluent la visite sur site, la modélisation thermique, les scénarios de travaux et la restitution du rapport.
N’hésitez pas à consulter nos articles respectifs pour connaitre le coût d’un DPE collectif, le prix d’un DTG pour un immeuble ou le coût d’un projet de plan pluriannuel pour une copropriété.
Les aides pour financer l’audit énergétique d’une copropriété
Il n’existe pas d’aide directe pour financer la réalisation d’un audit énergétique en copropriété. En revanche, ce diagnostic constitue une étape préalable indispensable pour accéder à la plupart des dispositifs de soutien à la rénovation.
En effet, les aides financières ne portent pas sur l’audit lui-même, mais sur les travaux qui en découlent et qui permettent d’améliorer la performance énergétique du bâtiment.
Ainsi, la réalisation d’un audit énergétique complet permet à la copropriété de :
- justifier l’éligibilité de ses futurs travaux aux aides publiques (CEE, MaPrimeRénov’ Copropriété, Éco-PTZ collectif) ;
- quantifier le gain énergétique attendu, un critère déterminant pour obtenir ces subventions ;
- structurer un plan de rénovation cohérent et hierarchisé, condition souvent exigée pour constituer un dossier de financement.
En pratique, certaines aides, notamment MaPrimeRénov’ Copropriété, peuvent prendre en charge l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) qui accompagne la copropriété après l’audit, mais pas le coût du diagnostic lui-même.
L’audit énergétique d’un immeuble collectif reste donc un investissement stratégique, qui permet d’activer ensuite les financements destinés aux travaux.
À quel moment réaliser un audit énergétique en copropriété ?
En pratique, l’audit énergétique d’une copropriété est particulièrement pertinent en amont des décisions stratégiques portant sur la rénovation du bâtiment.
Par exemple, il prend tout son sens :
- avant l’élaboration ou la révision d’un projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) ;
- lorsqu’un DPE collectif met en évidence une performance énergétique dégradée ;
- avant d’engager un projet de rénovation globale.
Réalisé à ces stades, l’audit énergétique d’une copropriété permet d’éviter des travaux isolés et peu cohérents, de hiérarchiser les priorités sur des bases techniques solides et de faciliter les votes en assemblée générale avec des scénarios chiffrés et comparables.
Qui peut réaliser l’audit énergétique d’une copropriété ?
Depuis juillet 2025, seuls les bureaux d’études qualifiés OPQIBI 1905 ou équivalents sont habilités à conduire un audit énergétique d’un immeuble en copropriété conforme à la méthode 3CL.
Peuvent réaliser un tel audit :
- un thermicien ou un bureau d’études thermiques ;
- un architecte ou un technicien ;
- un ingénieur thermicien.
Ce dernier va effectuer différents relevés qui permettront d’évaluer la consommation d’énergie, ainsi que l’analyse de documents, comme les factures. Enfin, il doit donner des solutions pour améliorer les performances du bâtiment, en une étape ou plusieurs.
Quelles sont les étapes d’un audit énergétique d’une copropriété ?
Lorsqu’il s’agit de mener à bien un audit énergétique en copropriété, il est nécessaire de se conformer à plusieurs étapes. Voici les grandes étapes à suivre.
Inscription de l’audit énergétique de la copropriété à l’ordre du jour de l’AG
La réalisation d’un audit énergétique en copropriété doit être inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale, afin d’être soumise au vote des copropriétaires. Cette inscription constitue un préalable indispensable pour engager officiellement l’étude.
L’initiative peut provenir du syndic, du conseil syndical ou d’un ou plusieurs copropriétaires. Le point inscrit à l’ordre du jour précise généralement que seront abordés:
- l’objet de l’audit énergétique de la copropriété ;
- son périmètre ;
- les modalités de réalisation ;
- les devis des prestataires pressentis.
La décision de lancer un audit énergétique dans un immeuble collectif est votée à la majorité simple de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965, c’est-à-dire à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance.
Une fois l’audit approuvé en assemblée générale, le syndic peut missionner le prestataire retenu et organiser le déroulement de l’étude, en lien avec le conseil syndical.
Choisir un professionnel qualifié
Un expert certifié doit être choisi pour réaliser l’audit. Il est judicieux de comparer plusieurs devis afin de s’assurer de la pertinence des qualifications et des méthodes de travail. Le choix de l’auditeur doit être validé par les copropriétaires pour garantir leur adhésion au projet.
Audit énergétique en copropriété : l’importance de choisir un prestataire qualifié
Nous conseillons de choisir un prestataire certifié OPQIBI 1905 : Audit énergétique des bâtiments (tertiaires et/ou habitations collectives).
Réalisation des mesures et analyses sur site
Le professionnel se rend sur place pour effectuer des mesures et analyses. Cela inclut :
- La visite des parties communes et de la chaufferie, si présente, afin d’évaluer l’état des installations collectives et d’identifier les sources potentielles de pertes énergétiques.
- L’inspection de certains logements pour avoir une vision complète des différences de performance énergétique selon les étages ou correspondant à un échantillon réglementaire.
- Une analyse thermique complète des bâtiments permettant de repérer les points faibles, tels que les ponts thermiques ou les insuffisances d’isolation, ainsi que les atouts, comme une bonne orientation ou des matériaux performants. Le professionnel peut également utiliser des outils spécialisés, comme des caméras thermiques, pour affiner son diagnostic.
Formulation de recommandations d’économies d’énergie
Sur la base de ses analyses, le professionnel établit une liste de recommandations pour améliorer la performance énergétique de la copropriété. Ces propositions incluent des solutions telles que l’isolation des murs, l’amélioration des systèmes de chauffage ou encore l’installation de dispositifs de régulation thermique. Les préconisations sont accompagnées d’une estimation des gains énergétiques attendus.
Restitution des résultats de l’audit énergétique en copropriété
Les résultats de l’audit sont présentés aux copropriétaires sous forme d’un rapport détaillé. Ce document inclut les observations, les points faibles identifiés, les travaux recommandés et les estimations financières associées. Cette restitution peut être suivie d’échanges pour clarifier les éléments techniques et favoriser l’engagement des copropriétaires.
Mise en œuvre des travaux de rénovation thermique
Après la validation des recommandations lors d’une nouvelle AG, les travaux peuvent être entrepris. Cette phase inclut la recherche de financements, la sélection des entreprises et le suivi de chantier. Le syndic peut jouer un rôle clé dans la coordination des différentes étapes pour assurer la bonne exécution des travaux. Des aides financières, comme les CEE ou MaPrimeRénov’, peuvent être sollicitées pour alléger le coût global.
Le Diagnostic de performance énergétique collectif (DPE) obligatoire depuis 2024 selon la taille des copropriétés
Bien que le diagnostic de performance énergétique d’une copropriété ne soit actuellement pas obligatoire, l’obligation de réaliser un DPE collectif est entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la loi Climat et Résilience qui est effective depuis le 24 août 2021. Elle concerne tous les bâtiments en copropriété équipés d’une installation de chauffage ou de refroidissement collective dont le permis de construire a été demandé avant le 1er janvier 2013. Voici les dates d’entrée en vigueur de cette mesure législative en fonction de la taille des copropriétés :
- 1er janvier 2024 : pour les copropriétés de plus de 200 lots ;
- 1er janvier 2025 : pour les copropriétés comportant entre 50 et 200 lots ;
- 1er janvier 2026 : pour les copropriétés d’au maximum 50 lots.
Audit énergétique en copropriété : quelles informations sont analysées ?
Un audit énergétique en copropriété repose sur l’analyse croisée de données techniques, énergétiques et d’usage, afin d’obtenir une vision fidèle du fonctionnement réel de l’immeuble.
L’étude porte notamment sur :
- les caractéristiques du bâti (enveloppe, isolation, orientation, ponts thermiques) ;
- les systèmes collectifs de chauffage, de ventilation et de production d’eau chaude sanitaire ;
- les consommations énergétiques réelles, à partir des factures et relevés disponibles ;
- les usages et conditions d’occupation des logements et des parties communes ;
- les interactions entre les différents équipements et les performances globales du bâtiment.
Ces éléments permettent d’identifier précisément les postes de déperdition et de surconsommation, et de construire des scénarios de travaux techniquement cohérents et comparables.
Quelle est la durée de validité d’un audit énergétique de copropriété ?
Un audit énergétique de copropriété est valable dix ans, sauf en cas de travaux importants modifiant la performance du bâtiment (rénovation globale, changement de système de chauffage, isolation majeure, etc.).
Au-delà de cette période, ou si le bâti a évolué, il est recommandé de réactualiser l’audit énergétique d’un immeuble pour disposer de données conformes aux réglementations et aux prix de l’énergie en vigueur.
Cette mise à jour garantit la pertinence du plan pluriannuel de travaux (PPT) et permet de renouveler l’accès aux aides financières comme MaPrimeRénov’ Copropriété ou les CEE.
Audit énergétique en copropriété : quelles limites faut-il connaître ?
Bien qu’il constitue un outil d’aide à la décision particulièrement complet, l’audit énergétique en copropriété présente certaines limites qu’il convient de connaître.
Ses résultats dépendent en grande partie de la qualité des données disponibles, notamment les plans, les caractéristiques techniques du bâti et les historiques de consommation. Des informations incomplètes ou imprécises peuvent affecter la finesse des analyses.
Par ailleurs, un audit énergétique n’engage pas la copropriété à réaliser les travaux recommandés. Il fournit des scénarios et des estimations, mais les décisions finales relèvent toujours des votes en assemblée générale.
Enfin, les hypothèses retenues lors de l’audit énergétique d’un immeuble collectif peuvent devenir partiellement obsolètes en cas de travaux importants ou d’évolution des usages. Dans ce cas, une actualisation de l’étude peut s’avérer nécessaire pour conserver une vision fiable et opérationnelle.
Audit énergétique d’un immeuble collectif : pourquoi choisir notre solution d’accompagnement ?
Notre équipe est spécialisée dans la réalisation d’audits énergétiques pour les copropriétés. Nos audits énergétiques suivent une méthode clé en main :
- Analyse de documents et factures ;
- Visite du site, récupération des données techniques et d’usages ;
- Modélisation, via un logiciel de calcul thermique agréé, et réalisation d’un bilan énergétique ;
- Préconisations de travaux chiffrées et scénarios ;
- Présentation du rapport d’audit, travaux chiffrés et scénarios inclus.
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Voici une liste non exhaustive de livrables fournis par notre bureau d’études pour les audits énergétiques de copropriétés :
- Une estimation prévisionnelle des coûts de travaux ;
- Le potentiel d’économies d’énergie ;
- Le coût d’inaction et le coût d’entretien des installations et les risques liés à un mauvais entretien ;
- Les aides financières disponibles ;
- Un retour sur investissement (ROI) calculé avec des hypothèses d’inflation.
Confiez l’audit énergétique de votre copropriété à une équipe certifiée RGE et OPQIBI 1905
Notre bureau d’études détient la qualification OPQIBI 1905 pour assurer des audits en conformité avec la réglementation. En outre, nous accompagnons les copropriétés à chacune des étapes pour les conseiller et répondre à chacune de leurs questions.
Quels travaux après l’audit énergétique en copropriété ?
Plusieurs travaux peuvent être menés suite à un audit énergétique en copropriété. Peuvent par exemple être réalisés :
- des travaux d’isolation thermique ;
- un remplacement du système de chauffage collectif ou de production d’eau chaude sanitaire (ECS) ;
- l’installation de fenêtre à double vitrage sur les parties communes.
Audit énergétique, DPE collectif et PPPT : comprendre le rôle central de l’audit énergétique en copropriété
En copropriété, l’audit énergétique occupe une place particulière. Il ne se limite pas à une photographie réglementaire de la performance du bâtiment, ni à une simple programmation de travaux.Il constitue l’étude technique de référence autour de laquelle s’articulent les autres obligations et outils existants, comme le DPE collectif ou le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT).
L’audit énergétique : le socle technique de la rénovation en copropriété
L’audit énergétique d’une copropriété est une analyse approfondie du fonctionnement énergétique réel de l’immeuble.
Il repose sur une étude détaillée du bâti et des équipements collectifs : enveloppe, isolation, systèmes de chauffage, de ventilation, de production d’eau chaude sanitaire, usages, et consommations observées.
Contrairement aux diagnostics réglementaires plus standardisés, l’audit énergétique en copropriété :
- identifie précisément les déperditions thermiques et les postes de consommation dominants ;
- analyse les interactions entre les différents lots et équipements collectifs ;
- propose plusieurs scénarios de travaux cohérents, techniquement réalisables et hiérarchisés ;
- chiffre les investissements, les gains énergétiques et les économies potentielles à l’échelle de la copropriété.
Depuis juillet 2025, la méthode 3CL-DPE s’impose pour sa réalisation, ce qui renforce la fiabilité des résultats et leur cohérence avec les autres documents réglementaires.
Le DPE collectif : un point de départ, mais pas un outil décisionnel
Contrairement à l’audit énergétique en copropriété, le DPE collectif fournit seulement une évaluation réglementaire globale de la performance énergétique de l’immeuble, sous la forme d’une étiquette énergie et climat.
S’il permet de situer la copropriété dans une classe énergétique, il ne suffit pas à orienter une stratégie de travaux.
En pratique, à l’inverse de l’audit énergétique, le DPE collectif :
- ne hiérarchise pas les actions à mener ;
- ne propose pas de scénarios de rénovation détaillés ;
- ne permet pas d’arbitrer entre plusieurs options techniques.
L’audit énergétique en copropriété vient donc compléter et approfondir le DPE collectif, en transformant un constat réglementaire en leviers d’action concrets.
Le PPPT : un outil de planification qui s’appuie sur l’audit énergétique de la copropriété
Le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) a pour vocation d’organiser les travaux sur une période de dix ans. Cependant, il ne produit pas lui-même d’analyse thermique détaillée.
Lorsqu’il se base sur un audit énergétique de copropriété, le PPPT gagne en pertinence :
- les travaux programmés reposent sur une analyse technique solide ;
- les priorités sont définies en fonction des gains énergétiques réels ;
- les investissements sont mieux maîtrisés et phasés dans le temps.
Dans ce cadre, l’audit énergétique constitue le socle technique du PPPT, même lorsqu’il n’est pas juridiquement obligatoire.
Audit énergétique et DTG : quelles différences en copropriété ?
L’audit énergétique et le diagnostic technique global (DTG) sont deux études distinctes, souvent confondues, mais leurs objectifs ne sont pas les mêmes. Le DTG vise à dresser un état technique général de l’immeuble : structure, équipements, conformité réglementaire et besoins de travaux pour la conservation du bâti. En revanche, l’audit énergétique se concentre spécifiquement sur la performance énergétique de la copropriété. Il analyse les consommations, identifie les déperditions thermiques et propose des scénarios de travaux chiffrés permettant d’améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment. En pratique, ces deux études sont complémentaires : le DTG offre une vision globale de l’état du patrimoine, tandis que l’audit énergétique apporte la profondeur technique nécessaire pour structurer une rénovation énergétique cohérente.
Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.
Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.