L’année 2025 s’est achevée et 2026 s’ouvre avec une certaine instabilité, politique et géopolitique. Tant d’éléments qui peuvent avoir un impact sur les prix de l’énergie. Ces dernières années, nous ont montré que les factures sont susceptibles de rapidement exploser, ce qui peut avoir d’importants impacts pour les professionnels, jusqu’à une remise en cause de l’activité. Les prix de l’électricité et du gaz naturel ont notamment été concernés. Alors que les derniers mois ont laissé s’installer une baisse, qu’en est-il des tendances du prix du gaz pour l’année 2026 ? Le prix du gaz va-t-il augmenter en 2026 ? Opéra Énergie vous répond dans cet article.

Dernière actu – Attaque américaine au Vénézuela : faut-il craindre une hausse des prix du gaz en 2026 ?

Le 3 janvier 2026 marque la capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. À ce stade, il est difficile de dire si l’attaque de Donald Trump contre le Venezuela aura un impact direct sur le prix du gaz. Les marchés de l’énergie réagissent à une combinaison complexe de facteurs, qui incluent la géopolitique, mais aussi les niveaux de stockage, la demande mondiale, les capacités d’exportation et les arbitrages entre gaz et autres énergies. Le Venezuela joue aujourd’hui un rôle relativement limité sur le marché mondial du gaz, en particulier pour l’Europe, ce qui tend à modérer les effets potentiels d’un événement isolé. Cela étant dit, toute montée durable des tensions internationales peut alimenter une volatilité des prix. Il est trop tôt pour trancher. Les conséquences éventuelles dépendront de l’évolution du contexte diplomatique et de la réaction des autres grands producteurs de produits fossiles.

Le prix du gaz va-t-il augmenter ? Suivre le prix repère du gaz en 2026

Pour avoir une idée du prix du gaz pour l’année 2026, il peut être judicieux d’analyser le prix repère publié par la CRE (Commission de régulation de l’énergie) depuis 2023 et la fin des tarifs réglementés de vente (TRV). Il s’agit d’une « estimation moyenne des coûts supportés par les fournisseurs au titre de la fourniture de gaz naturel pour un client résidentiel » indique la CRE sur son site internet. Ce prix intègre les coûts d’approvisionnement ainsi que les coûts hors approvisionnement comme les coûts commerciaux, d’acheminement ou encore de stockage par exemple.

Ainsi, sur la zone desservie par GRDF, l’opérateur historique, la CRE prévoit pour janvier 2026 :

 Cuisson / eau chaudeChauffage
HTTTCHTTTC
Abonnement (en €/an)109,17147,24240,57343,90
Prix par kWh moyen (en €/kWh)0,094980,132490,069500,10192
Prix par kWh fourchette basse (en €/kWh)0,091830,128710,062140,09309
Prix par kWh fourchette haute (en €/kWh)0,101730,140590,084310,11969
Prix repère du gaz de la CRE – janvier 2026

La CRE indique : « Cette grille de prix se traduit, sous les hypothèses actuelles de consommation, par un prix repère moyen de 94,38 €/MWh HT, soit 136,88 €/MWh TTC tous consommateurs confondus ».

À titre de comparaison, voici le prix repère pour le mois de décembre 2025 :

 Cuisson / eau chaudeChauffage
HTTTCHTTTC
Abonnement (en €/an)98,25134,14229,65330,80
Prix par kWh moyen (en €/kWh)0,096240,134010,070250,10282
Prix par kWh fourchette basse (en €/kWh)0,093090,130220,062890,09399
Prix par kWh fourchette haute (en €/kWh)0,102990,142110,085070,12059
Prix repère du gaz de la CRE – décembre 2025

À noter : il s’agit là de tarifs pour les clients raccordés au réseau de distribution (géré par GRDF). Les autres sont raccordés à des entreprises locales de distribution (ELD), qui peuvent appliquer des tarifs différents.

Hausse des prix du gaz en 2026 : l’abonnement impacté par les CPB

Depuis janvier 2026, dans le cadre de la transition énergétique, le dispositif des Certificats de Production de Biogaz (CPB) est intégré dans la construction tarifaire des offres de gaz. Concrètement, cette obligation ne modifie pas directement le prix du MWh consommé. En revanche, le coût lié à l’achat ou à la production des CPB par les fournisseurs est désormais pris en compte dans le calcul du prix de l’abonnement. Celui-ci a donc vocation à augmenter progressivement afin de couvrir cette nouvelle charge réglementaire.

Pour rappel, les CPB visent à financer l’émergence de la filière biométhane en France. Un moyen de participer au développement d’un gaz vert d’origine française et de s’engager en faveur d’une énergie locale et renouvelable.

2026 : une année de stabilité pour les prix du gaz ?

A priori, le prix du gaz devrait rester relativement stable cette année. C’est en tout cas ce que prévoit la Commission de Régulation de l’Energie. « On ne va pas vers une explosion, ni des prix de l’électricité, ni des prix du gaz. On va, globalement, vers de la stabilité », a fait savoir Emmanuelle Wargon, la présidente de la CRE, à franceinfo en début d’année 2026.

Cependant, le PLF n’était pas encore finalisé, il est possible que la fiscalité sur le gaz bouge et que les factures de gaz des entreprises soient impactées.

Augmentation des prix du gaz : quid de 2025 ?

Le début de l’année 2025 a été marqué par une hausse des prix du gaz, jusqu’au mois d’avril. Le prix de référence n’a ensuite fait que baisser, jusqu’au mois de décembre 2025. Et l’année 2026, du moins le début de l’année, pourrait continuer sur cette lancée.

Une bonne nouvelle puisque depuis plusieurs années le prix du gaz n’a fait qu’augmenter. Plusieurs explications à cela : la reprise de l’activité après la pandémie de Covid-19 et donc une hausse de la demande ; mais aussi la guerre en Ukraine qui a entraîné une importante hausse des prix de l’énergie et notamment du gaz. Depuis ce conflit, la France (qui importe la quasi-totalité du gaz consommé) et l’Europe ont trouvé d’autres fournisseurs, dont certains proposent des prix un peu plus élevés que la moyenne (comme le GNL, gaz naturel liquéfié, par exemple).

La baisse des prix du gaz peut s’expliquer notamment par ces nouveaux approvisionnements ainsi qu’une offre qui s’étoffe. À cela s’ajoute la baisse de la demande. En France, le gouvernement encourage l’abandon des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.

Augmentation des prix du gaz pour les professionnels en 2026 : comment protéger sa facture ?

Si la tendance laisse penser que le prix du gaz pourrait ne pas augmenter, attention ! En effet, une certaine volatilité demeure. Ces dernières années nous l’ont montré. tout incident géopolitique, crise sanitaire, le prix des autres énergies ou encore les conditions météorologiques peuvent avoir un impact sur l’évolution des prix de l’énergie de manière générale. Heureusement, plusieurs solutions existent pour éviter de voir sa facture exploser en tant que professionnel.

Faire appel à un courtier en énergie

Un courtier en énergie, comme Opéra Energie, peut être une aide judicieuse pour limiter ses dépenses en énergie, voir les réduire. Ce dernier a une bonne connaissance du marché et peut vous aider à trouver l’offre la plus appropriée à vos besoins et la plus avantageuse financièrement.

Le courtier en énergie est un professionnel indépendant, qui peut vous permettre de bénéficier de tarifs du gaz avantageux grâce à des partenariats avec certains fournisseurs. Il peut, en plus, vous aider à optimiser la facture de gaz en cherchant les exonérations d’accise sur le gaz auxquelles vous pouvez prétendre.

Réduire sa consommation de gaz

La baisse des factures peut également passer par une réduction de la consommation. Pour ce faire il est possible d’opter pour la réalisation de travaux de rénovation énergétiques. Tout dépend de la situation mais ceux qui permettent généralement le plus gros gain énergétique sont généralement les travaux d’isolation ou de changement de système de chauffage. Il est possible de bénéficier de certaines aides financières destinées aux professionnels, telles que les CEE (Certificats d’économies d’énergie) ou le Fonds Chaleur de l’Ademe.

À noter :

Changer de système de chauffage peut être une bonne idée pour réduire sa facture d’énergie, mais cela peut aussi être lié à un bon entretien de ses appareils. Un entretien annuel correctement effectué peut permettre un réel gain énergétique et une réduction de la consommation. Il permet jusqu’à 12% de combustible consommé en moins selon GRDF.

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.