La rénovation d’une copropriété implique de connaître les travaux indispensables à réaliser pour améliorer sa performance énergétique, son confort et sa sécurité. En ce sens, le diagnostic technique global contient des informations clés pour l’établissement d’un plan pluriannuel de travaux. Mais, quelles sont les différences entre DTG et PPT ?

Tableau comparatif des similitudes et des différences entre DTG et PPT

Il existe des différences entre un DTG et un PPT, car s’ils poursuivent l’objectif commun d’aider la copropriété à programmer sa rénovation dans de bonnes conditions, ils n’ont ni le même rôle, ni le même contenu, ni les mêmes obligations réglementaires.

Le diagnostic technique global dresse un état des lieux technique et énergétique de l’immeuble. Le plan pluriannuel de travaux traduit ces constats en une feuille de route sur dix ans, avec des travaux hiérarchisés et chiffrés.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales différences entre DTG et PPT pour situer clairement l’utilité de chaque document dans une stratégie de rénovation.

CritèreDiagnostic technique global (DTG)Plan pluriannuel de travaux (PPT)
Nature du documentDiagnostic technique et énergétique complet de l’immeuble.Document de programmation des travaux sur dix ans.
Objectif principalConstater l’état du bâtiment et identifier les travaux à prévoir.Organiser, hiérarchiser et chiffrer les interventions à réaliser.
Fondement juridiqueLoi ALUR (2014).Loi Climat et Résilience (2021).
Contenu attenduÉtat des parties communes, équipements, désordres, performance énergétique, liste des travaux et estimation globale.Travaux à réaliser (sécurité, entretien, performance énergétique), gains attendus, coût, priorisation, calendrier et plan de financement.
Caractère obligatoire et calendrierObligatoire en mise en copropriété d’un immeuble > 10 ans ou sur injonction des pouvoirs publics, facultatif dans les autres cas.Le projet de plan pluriannuel est obligatoire pour les immeubles d’habitation de plus de 15 ans : >200 lots (2023), 51–200 lots
Professionnels habilitésBureau d’études, architecte, ingénieur spécialisé.Professionnel compétent et indépendant (bureau d’études, architecte, thermicien).
Rôle du DPE collectif dans le DTG et le PPTIntègre un diagnostic de performance énergétique de l’immeuble ou une analyse équivalente.Le projet de plan pluriannuel s’appuie obligatoirement sur le diagnostic de performance énergétique collectif.
Lien entre DTG, projet de PPT et PPTSert de base technique au projet lorsqu’il existe et qu’il identifie des travaux.Le projet de plan est construit à partir du DPE collectif, de l’analyse du bâti et, le cas échéant, du diagnostic technique global. Le PPT reprend les travaux votés.
Durée de validité et mise à jourPas de durée uniforme. Un nouveau diagnostic peut être réalisé si l’état de l’immeuble évolue.Actualisation obligatoire au moins tous les dix ans.
Impact du DTG sur l’obligation de PPTS’il conclut à aucun travaux nécessaires sur dix ans, plusieurs acteurs considèrent qu’il peut justifier une dispense de projet de plan pluriannuel pendant cette période.En l’absence de diagnostic concluant à l’absence de travaux, le projet puis le plan deviennent obligatoires.
Rôle dans la stratégie de rénovationOutil d’analyse. Il met en lumière les priorités techniques et les risques.Outil de pilotage. Il structure le calendrier et le financement des travaux.
CoûtCoût ponctuel lié à la visite, aux relevés et à la complexité de l’immeuble.Coût d’étude lié à la construction de scénarios, aux estimations de gains et à la planification sur dix ans. Un DTG bien réalisé peut réduire le travail nécessaire.
Conséquences en cas d’absence (lorsque obligatoire)Risques vis-à-vis des pouvoirs publics en cas de mise en copropriété ou d’injonction non respectées.Manquement aux obligations du syndicat et du syndic, difficulté à démontrer la bonne gestion et à planifier la rénovation.
Similitudes et différences entre le DTG et le PPT

Différences entre DTG et PPT : zoom sur les définitions

Pour comprendre les différences entre un DTG et un PPT, il convient d’en comprendre les définitions exactes et les enjeux propres à ce diagnostic et à ce plan.

Qu’est-ce qu’un diagnostic technique global (DTG) ?

Le diagnostic technique global (DTG) est une évaluation complète de l’état d’un immeuble en copropriété.

Initié par la loi ALUR en 2014, il sert à informer les copropriétaires sur l’état général du bâtiment et à planifier les travaux nécessaires pour maintenir ou améliorer sa performance énergétique.

Ainsi, le DTG représente une base indispensable pour établir un projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) pour une gestion efficace de la copropriété​​. Ce dernier deviendra un plan pluriannuel des travaux une fois voté en assemblée générale des copropriétaires.

 Qu’est-ce qu’un plan pluriannuel de travaux (PPT) ?

À l’instar du DTG, le plan pluriannuel de travaux (PPT) est un outil stratégique pour la gestion des copropriétés.

Initié par la loi climat et résilience, il aide à planifier sur une période de dix ans les travaux nécessaires à la conservation et à l’amélioration de l’immeuble tout en évitant les dépenses imprévues et urgentes.

Le PPT inclut les priorités en matière de sécurité, de performance énergétique et de confort des occupants.

Un PPT peut-il remplacer un DTG ?

Non, un plan pluriannuel de travaux ne peut pas remplacer un diagnostic technique global. En effet, le DTG évalue l’état général de l’immeuble et identifie les travaux indispensables, tandis que le PPT planifie et organise ces travaux sur une période de dix ans.

Quelles sont les différences entre un DTG et un PPT en 2026 ?

Si ces deux outils sont complémentaires et indissociables, des différences entre DTG et PPT existent.

DTG et PPT : un contenu complémentaire

Les différences entre DTG et PPT s’observent au niveau de leur contenu.

Le DTG comprend :

  • l’état des parties communes et des équipements ;
  • un diagnostic de performance énergétique (DPE) ou un audit énergétique ;
  • une évaluation des travaux à envisager pour garantir la sécurité, la salubrité et la performance de la copropriété au cours des années à venir ;
  • une estimation du coût des travaux préconisés.

En intégrant les conclusions du DTG et de son DPE collectif, le PPT contient plusieurs éléments clés :

  • une liste des travaux à réaliser avec leur nature et leur importance ;
  • une estimation des coûts associés à chaque opération de rénovation énergétique ;
  • un calendrier prévisionnel des travaux.

À faire réaliser par un professionnel certifié, le DTG fournit les informations de base nécessaires pour élaborer un PPT.

Des objectifs immédiats pour le DTG et à long terme pour le PPT

Le diagnostic technique global vise à fournir une évaluation immédiate de l’état de l’immeuble en incluant les urgences et les risques.

À la différence du DTG, le plan pluriannuel des travaux se concentre sur la planification à long terme en répartissant les travaux et les coûts sur une décennie pour une gestion financière et opérationnelle équilibrée de la copropriété.

Zoom sur le fonds de travaux de la loi ALUR pour financer le PPT issu du DTG

Le fonds travaux repose sur une cotisation annuelle obligatoire visant à anticiper le financement de travaux indispensables à la copropriété. Ce fonds devient facultatif si le DTG indique qu’aucuns travaux ne seront nécessaires sur les 10 ans à venir, ainsi que dans les copropriétés de moins de 10 lots qui votent unanimement contre.

Une obligation qui se généralise pour le PPPT

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2017, le diagnostic technique global est obligatoire dans deux situations :

  • lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans ;
  • pour les copropriétés de plus de 10 ans soumises à une procédure d’insalubrité.

En dehors de ces cas, le DTG peut être réalisé sur décision de l’assemblée générale des copropriétaires.

L’obligation porte en réalité sur le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT), et non directement sur le plan pluriannuel de travaux lui-même. Le PPT correspond au PPPT, en tout ou partie, une fois que les travaux identifiés ont été votés en assemblée générale.

L’obligation de disposer d’un PPPT concerne les copropriétés d’habitation de plus de 15 ans comprenant plus de 200 lots depuis le 1ᵉʳ janvier 2023. Elle s’est étendue aux copropriétés comptant entre 51 et 200 lots au 1ᵉʳ janvier 2024.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les copropriétés de 50 lots et moins sont également concernées par la réalisation d’un PPPT. Toutefois, si un diagnostic technique global met en évidence qu’aucun travaux n’est requis sur les dix prochaines années, les copropriétés, quelle que soit leur taille, peuvent être exemptées d’établir un PPPT et, par conséquent, un PPT sur cette période.

Différences entre un DTG et un PPT : la question du prix des études

Le coût d’un DTG et le prix d’un projet de PPT ne répondent pas à la même logique, mais ils sont étroitement liés.

Le diagnostic technique global correspond à une mission de diagnostic ponctuelle. Son prix dépend de plusieurs facteurs : taille de la copropriété, nombre de bâtiments, complexité des équipements collectifs, présence de désordres à analyser, temps de visite sur site et travail de synthèse. Plus l’immeuble est vaste et technique, plus l’étude demandera d’investigations et d’analyses, ce qui se répercute sur le montant du devis.

À la différence du DTG, le projet de PPT s’inscrit dans une logique de programmation. Le professionnel doit s’appuyer sur l’existant (DTG, DPE collectif, audit énergétique etc.) pour construire des scénarios de travaux, en estimer les gains énergétiques, proposer un calendrier et un plan de financement prévisionnel. Cette approche plus stratégique mobilise généralement davantage de temps d’étude, ce qui peut rendre la prestation plus coûteuse qu’un simple diagnostic.

Cependant, un DTG bien réalisé constitue un socle technique très précieux pour établir le PPT voté. En apportant une vision claire des priorités et des coûts d’entretien à long terme, il limite les recherches à reprendre au moment d’élaborer le PPPT. Indirectement, un bon DTG peut donc simplifier et raccourcir le travail d’étude nécessaire au PPT, et contribuer ainsi à en limiter le coût.

Consulter notre article dédié pour connaître aussi le prix d’un audit énergétique en copropriété.

L’essentiel à retenir en 4 points sur les différences entre un DTG et un PPT

  1. Le DTG constate, tandis que le PPT organise. Le diagnostic technique global dresse l’état de l’immeuble et liste les travaux à prévoir, alors que le plan pluriannuel de travaux les programme sur dix ans, en les hiérarchisant et en les chiffrant ;
  2. Des obligations différentes entre DTG et PPT. Le diagnostic technique global n’est imposé que dans certains cas, alors que le projet de plan pluriannuel de travaux est désormais obligatoire pour toutes les copropriétés d’habitation de plus de quinze ans ;
  3. Diagnostic vs stratégie financière différencient DTG et PPT. Le diagnostic technique global n’engage pas la copropriété sur un planning ni sur un budget, alors que le PPT structure la stratégie financière sur dix ans, en anticipant le fonds travaux et en limitant les travaux d’urgence ;
  4. Un lien étroit entre PPT et DTG. Lorsqu’il existe, le diagnostic technique global sert de base technique au projet de plan pluriannuel de travaux, aux côtés du DPE collectif, qui reste incontournable.

Différences entre DTG et PPT : pourquoi se faire accompagner lors de la rénovation énergétique d’une copropriété ?

La rénovation énergétique d’une copropriété est un projet d’envergure coûteux qui nécessite d’être accompagné par des professionnels.

Opéra Énergie met en relation les copropriétés avec son réseau d’artisans afin de les guider dans l’établissement d’un DTG, puis d’un PPPT, ainsi que dans leur mise en œuvre.

De plus, notre équipe réalise des audits énergétiques afin d’aider les copropriétés à améliorer l’efficacité énergétique de leurs bâtiments.

En outre, nos experts apportent leurs compétences en matière du choix d’un contrat d’énergie adapté aux besoins du bâtiment.

Pour finir, nous accompagnons nos clients dans l’obtention de primes énergie du dispositif des certifications d’économies d’énergie (CEE) pour des travaux de rénovation au meilleur prix.

Diplômée d'un master en environnement, Alexandra a exercé pendant quinze ans dans des bureaux d'études techniques.

Depuis 2019, elle est rédactrice web spécialisée sur les sujets liés à l'énergie et l'environnement. Passionnée par les enjeux de la transition énergétique, elle associe sa plume à son expertise pour rédiger des contenus qui répondent aux enjeux des entreprises.