De nombreux équipements industriels disposent de moteur asynchrone. Pour faire des économies d’énergie, une industrie peut procéder à l’installation d’un mécanisme de variation électronique de vitesse (VEV) sur moteur asynchrone. Pour bénéficier d’un financement dans le cadre des Certificats d’Economies d’Energie (CEE), les critères de performances à respecter sont définis dans la fiche CEE pour l’industrie IND-UT-102.

IND-UT-102 : les exigences de la fiche CEE

FICHE CEE IND-UT-102

Les fiches d’opérations standardisées réalisées par l’Ademe offrent cadre de référence aux travaux éligibles aux CEE. Ainsi, la fiche IND-UT-102 indique les exigences à atteindre lorsque l’on décide d’installer un système de variation ou variateur électronique de vitesse sur un moteur asynchrone dans un site industriel.

Elle permet le financement de l’installation d’un système de variation électronique de vitesse (VEV) sur un moteur asynchrone existant dépourvu de ce système, ou sur un moteur neuf, ayant une puissance nominale égale ou inférieure à 3 MW.

Les moteurs de type IE2 ne peuvent pas faire l’objet d’une prise en charge :

  1. Si le moteur a été acheté à partir de 2017 et que sa puissance nominale se situe entre 0,75 kW et 375 kW,
  2. Si le moteur a été acheté entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016, et que sa puissance est comprise entre 7,5 kW et 3,75 kW.

Pourquoi installer un variateur électronique de vitesse sur un moteur ?

Le variateur électronique de vitesse est conçu pour ajuster la puissance délivrée par un moteur en adaptant précisément la quantité d’électricité fournie en fonction des besoins spécifiques de l’appareil. Cette capacité de régulation permet de réaliser des économies d’énergie. C’est un moyen de réduire la consommation d’électricité d’une industrie.

De plus, le VEV offre l’avantage de démarrer le moteur de manière progressive, évitant ainsi les risques de courts-circuits et préservant la durée de vie globale de l’équipement. Ces caractéristiques font du variateur de vitesse un dispositif essentiel pour améliorer l’efficacité énergétique d’une industrie et optimiser les performances globales des installations industrielles.

Comprendre les fiches d’opération standardisées


Toutes les fiches standardisées sont uniformément enregistrées selon un modèle identique et se distinguent par un code spécifique établi de la manière suivante :

  • IND (Industrie) ;
  • UT (Utilités) ;
  • 102, le numéro associé à l’opération de travaux à réaliser.

IND-UT-102 : quel montant en kWh cumac ?

Dans le dispositif des CEE, les économies d’énergie sont mesurées en kWh cumac. C’est grâce à cela que l’on peut déterminer le montant de la prime. Pour l’opération IND-UT-102, la formule de calcul est la suivante :

Application x puissance nominale du moteur en kWh

Voici les barèmes appliqués :

Application
Montant en kWh cumac par kWh
Pompage12 400
Ventilation12 200
Compresseur d’air11 900
Compresseur frigorifique7 100
Autres applications5 500
Barèmes IND-UT-102

IND-UT-102 : quel est le montant des CEE en euros ?

Le montant de la prime CEE IND-UT-102 dépend de la taille de l’entreprise et des opportunités d’économies d’énergie envisageables.

Les petites industries peuvent demander directement une prime énergie. De leur côté, les grandes entreprises industrielles qui peuvent réaliser au moins 20 GWh cumac ont un accès direct aux marchés des CEE régi par le registre Emmy. En valorisant les CEE, elles peuvent financer une partie des coûts des travaux entrepris. Cela peut s’avérer intéressant en termes de gestion de trésorerie pour l’entreprise.

BAT-TH-112 : la fiche CEE pour le tertiaire

BAT-TH-112 est une fiche d’opération standardisée permettant de financer la mise en place d’un système de régulation électronique de vitesse sur un moteur asynchrone. Elle est applicable aux bâtiments tertiaires et fait partie du programme CEE.

Caroline Dusanter
Caroline Dusanter

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.