Le tarif de rachat photovoltaïque, déterminé par la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) permet aux entreprises qui installent des panneaux solaires de vendre leur électricité. Liés au mécanisme d’obligation d’achat, ces tarifs de vente de l’électricité photovoltaïque permettent aux entreprises de diminuer leur investissement photovoltaïque. Voici ce qu’il faut savoir sur les tarifs de rachat de l’électricité solaire.

Quel est le tarif de rachat photovoltaïque en 2026 ?

Le tarif d’achat photovoltaïque est un prix qui détermine le montant de la vente d’électricité en kWh par des producteurs d’électricité via l’énergie solaire. Ce dispositif est accessible uniquement aux installations sur une toiture ; les installations au sol ne sont pas éligibles.

Une baisse des tarifs de rachat en 2026 ?

Le gouvernement pourrait considérablement réduire son soutien aux installations photovoltaïques de moins de 500 kWc, sous couvert de contraintes budgétaires. Un projet d’arrêté, actuellement en consultation, prévoirait une refonte des mécanismes d’aides, mettant ainsi un coup d’arrêt à la dynamique du secteur. Présentée comme une simple adaptation aux évolutions du marché, cette réforme pourrait en réalité s’apparente à un moratoire déguisé selon les acteurs du secteur. La fiilière photovoltaïque craint un coup de frein sur le développement des installations sur bâtiments, hangars et ombrières, qui constituent aujourd’hui le segment le plus porteur du solaire en France.

Tarif de rachat pour les 0 à 9 kWc

Pour les petites installations (0-9 kWc), les mesures envisagées se traduiraient par une forte baisse du soutien à l’investissement. La prime, déjà réduite de 40 % en un an, serait encore divisée par deux, rendant les projets moins rentables. Pire encore, le tarif de rachat du surplus d’électricité pourrait être divisé par trois, passant de 12,7 à 4 cts€/kWh, incitant fortement les producteurs à privilégier l’autoconsommation. Une telle évolution risquerait de décourager de nombreux porteurs de projets, particuliers comme petites entreprises, au moment où la France cherche à accélérer son indépendance énergétique.

Tarif de rachat pour les 9 à 100 kWc

Quant aux installations de 9 à 100 kWc, elles ne seraient pas épargnées non plus. Si le tarif de rachat actuel serait maintenu, il serait soumis à un mécanisme de dégressivité plus marqué, réduisant progressivement les revenus des exploitants.

Tarif de rachat pour les 100 à 500 kWc

Le segment des 100-500 kWc pourrait également être concerné par une réduction progressive des aides.

Quel est le tarif de rachat photovoltaïque en 2026 ?

Les montants des tarifs de rachat de l’énergie photovoltaïque en obligation d’achat (OA solaire) sont fixés par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Le tarif d’achat photovoltaïque est revu tous les trimestres et fixé pour 20 ans pour les nouveaux contrats.

Comment fonctionne le tarif de rachat photovoltaïque en 2026 ?

La revente de l’électricité photovoltaïque peut revêtir deux formes :

  • La vente totale de la production d’électricité ;
  • L’autoconsommation avec vente du surplus.

Le tarif d’achat photovoltaïque évolue régulièrement pour s’adapter aux différentes évolutions. Il y a de nombreux facteurs qui entrent en jeu : le nombre de demandes de raccordement, les tarifs du trimestre, précédent, l’inflation, etc.

Tarifs de rachats photovoltaïques avec vente en totalité ou avec surplus : que choisir en entreprise en 2026 ?

Le choix du type de contrat concernant le rachat de l’électricité photovoltaïque dépend avant tout des besoins de l’entreprise et des objectifs financiers. Bien que le tarif d’achat photovoltaïque en surplus soit un peu moins élevé qu’en vente totale, l’autoconsommation avec vente du surplus est une option intéressante pour réduire les dépenses d’une entreprise.

En effet, le tarif d’achat photovoltaïque est fixé au moment de la signature du contrat et n’évolue plus. A l’inverse, le prix de l’électricité a plutôt tendance à augmenter. Plus l’entreprise consomme sa propre électricité, plus elle réduit sa facture et gagne en compétitivité. En choisissant l’autoconsommation avec revente du surplus, une organisation peut stabiliser son budget énergie.

Par ailleurs, le tarif d’achat photovoltaïque pour la revente totale est élevé par rapport au tarif de revente du surplus. Il permet ainsi aux entreprises éligibles de dégager des revenus importants à moyen et long terme.

Tarif d’achat photovoltaïque : qui achète l’électricité produite par les entreprises ?

L’obligation d’achat est proposée par des acteurs ayant reçu un agrément spécifique de la part de l’Etat. En la matière, le plus connu reste EDF OA, filiale du groupe EDF. Toutefois, d’autres fournisseurs d’électricité, comme Ekwateur, par exemple, le proposent. Ainsi, les entreprises et les autres consommateurs peuvent revendre leur électricité photovoltaïque à des fournisseurs d’énergie.

Comment vendre l’électricité en obligation d’achat ?

La signature d’un contrat au tarif d’achat photovoltaïque a lieu au moment du raccordement des panneaux solaires. Enedis, le gestionnaire de réseau d’électricité se charge de transmettre la demande de contrat d’achat à l’opérateur choisi, comme EDF OA.

Une fois le raccordement effectué, avant la mise en service, le Consuel vient vérifier la sécurité de l’installation. Si celle-ci répond aux normes, alors l’entreprise doit envoyer l’attestation Consuel à son opérateur d’achat d’énergie. L’installation peut alors être mise en service et la production commence à être vendue.

En général, grâce à un compteur de production ou le compteur Linky pour les petites entreprises, il est facile de faire un suivi de la production. Une fois par an, grâce à ces données de production, l’entreprise peut envoyer une facture à son opérateur d’obligation d’achat.

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.