Si l’arrivée des fournisseurs de gaz alternatifs a changé le jeu, il n’est néanmoins pas si simple pour un exploitant agricole de savoir quel contrat vaut le mieux pour lui. Les offres ne sont pas toujours lisibles et restent difficiles à comparer. Pourtant, compte tenu de l’impact de la facture énergie sur le budget global d’un agriculteur, il serait clairement dans son intérêt de s’dresser à un fournisseur de gaz et d’électricité qui lui permette de réaliser des économies.

Agriculteur : un contrat de gaz bien choisi ce sont des économies garanties !

L’énergie représente en moyenne 12 000 € par an et par exploitation et de 10 % à 30 % des charges variables selon les productions. Des dépenses qui ont plus que doublé en 20 ans !

Et les prix des Tarifs réglementés ne cessant d’augmenter (le gaz a par exemple subi une nouvelle hausse de 7, 45 % en juillet 2018), il est plus que jamais conseillé aux exploitants agricoles de bien réfléchir au choix de leur fournisseur pour profiter de prix avantageux.

D’autant que, en plus de ce bond du prix de l’énergie, la facture de gaz va aussi répercuter l’augmentation de la Taxe Intérieure sur la Consommation de Gaz Naturel, qui passera à 10,34 €/MWh en 2019, 12,24 €/MWh en 2020, 14,13 €/MWh en 2021 pour s’élever à 16,06 €/MWh en 2022. Soit + 10,22 points depuis 2017, où le TICGN était de 5,8€/MWh !

Collectée par les fournisseurs, cette taxe risque de sensiblement tirer leurs prix vers le haut : n’hésitez à faire mettre en concurrence plusieurs opérateurs de gaz pour être sûr de faire le bon choix !

Sachez néanmoins que les agriculteurs peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’un remboursement partiel de la TICGN. Il s’agit des professionnels qui utilisent le gaz naturel pour les besoins de leur activité agricole. Sont concernés :

  • Les exploitants agricoles à titre individuel ou sociétaire, y compris dans le secteur de l’aquaculture marine,
  • Les entreprises de travaux agricoles et forestiers,
  • Les coopératives d’utilisation en commun du matériel agricole (CUMA)
  • Les autres sociétés ou personnes morales ayant une activité agricole au sens des articles L.722 (1° à 4°) à L.722-3 du code rural et de la pêche maritime.

En 2018, les montants de remboursement pour le gaz s’élèvent à 5.761€/Mkwh : un courtier en énergie peut vous accompagner pour l’ensemble des démarches administratives.

Zoom sur : les Coopératives agricoles  et la TICGN 

Les coopératives agricoles sont éligibles au dispositif de remboursement partiel de la TICGN si elles ont par ailleurs une activité de production agricole ou conchylicole ou de travaux agricoles ou forestiers. C’est par exemple le cas d’une coopérative d’estive ou d’alpage qui prend en pension lors des périodes estivales les animaux de ses membres éleveurs ou d’une société d’intérêt collectif agricole (SICA) lorsqu’elle produit des plants de vigne pour ses adhérents.

Quel opérateur d’énergie pour quel exploitant agricole ?

La consommation de gaz étant liée au profil de l’exploitation agricole, tous les agriculteurs n’auront pas le même contrat ni même le même fournisseur.

En aviculture par exemple, les besoins sont particulièrement élevés, l’élevage de volaille de chair nécessitant des dépenses de chauffage au gaz importantes. L’élevage de veaux de boucherie l’utilise pour la production d’eau chaude et il est essentiel pour chauffer les serres et les bâtiments granivores. Les activités de polyculture et de polyélevage sont elles aussi concernées par la consommation de gaz naturel.

A l’initiative de la Commission de Régulation de l’Énergie, dès 2008, les fournisseurs de gaz ont signé une charte de bonne conduite des fournisseurs de gaz qui implique notamment (pour les clients consommant moins de 30 000 kWh par an) de mettre en ligne sur leur site internet, ou à remettre sur demande, une fiche standardisée de présentation des offres de base : renseignez-vous !