Produire soi-même de l'électricité : tout savoir

Sachez d’abord que vous avez plusieurs options quant à l’utilisation de l’électricité que vous allez ainsi produire :

  • Autoconsommation : les panneaux alimentent un bâtiment lui-même connecté au réseau qui permute sur le réseau électrique dès que la puissance produite est insuffisante
  • Autoconsommation avec revente de l’excédent de production : dès que la production d’électricité excède la consommation, le surplus est vendu à un opérateur à un tarif spécial dit « tarif d’achat ». Notez bien que l’électricité vendue doit respecter des contraintes précises de tension et de régularité
  • Revente de la totalité de la production d’électricité : le tarif d’achat étant encore supérieur au prix du kWh venant du réseau, cette option est assez utilisée. A condition d’installer les branchements nécessaires pour mesurer l’énergie vendue et pour contrôler l’absence d’autoconsommation

Le rayonnement solaire est disponible partout et la technologie solaire ne cesse de progresser, qu’elle soit thermique ou photovoltaïque. La fiabilité des panneaux s’est améliorée – ils fonctionnent désormais presque sans interruption – et la pose du matériel s’est perfectionnée au gré des connaissances des bureaux d’études et des installateurs.

Pour l’installation, il vous faudra prendre en compte l’exposition des panneaux car les rendements chutent rapidement dès lors qu’ils ne font plus face au sud. Il sera également nécessaire de faire attention à leur inclinaison, la taille minimale qui doit être d’environ 400 m2 pour offrir des revenus intéressants en l’état actuel de la technologie, l’entretien pour éviter feuilles mortes et poussières notamment sur un bâtiment proche d’une route très fréquentée, l’ombrage car il suffit qu’une seule cellule d’un panneau soit privée de soleil pour que la production de la totalité du panneau s’écroule etc.

Lors de l’étude, vous devrez également étudier la rentabilité de votre projet, et pas uniquement d’un point de vue financier. Il sera nécessaire de prendre en compte les coûts de l’installation d’un générateur photovoltaïque ainsi que son raccordement, les coûts de fonctionnement, les impôts et taxes. Certaines aides financières peuvent vous être allouées. L’installateur vous aidera à choisir le matériel photovoltaïque adapté à vos besoins et vous fournira devis et conseils, à condition de s’assurer du sérieux de l’entreprise (par l’intermédiaire de la certification QualiPV par exemple).

Concernant les démarches administratives, une déclaration préalable en mairie sera suffisante si votre bâtiment est existant. Si c’est un bâtiment neuf, il sera nécessaire de mentionner la pose de panneaux solaires dans votre permis de construire. Autre impératif : souscrire une assurance « responsabilité civile » et « dommage aux biens » afin de vous couvrir contre d’éventuels sinistres causés à des biens ou des personnes. Dès que le bâtiment équipé est relié au réseau, une demande de raccordement doit être faite auprès d’ERDF. À noter que les grandes installations dont la puissance dépasse 36 KVA sont soumises à des procédures beaucoup plus lourdes.

Bref, cette démarche peut vous permettre de modifier votre consommation d’électricité. Elle peut également répondre à un engagement de l’entreprise. À condition de prendre en compte tous les éléments qui jouent sur la viabilité de votre projet afin que la production effective soit au niveau des gains espérés… Si votre objectif principal est de faire baisser vos charges d’énergie, pourquoi ne pas simplement commencer par optimiser vos budgets en faisant appel à un courtier en électricité comme Opéra Énergie ?