Pour de nombreux professionnels, la consommation énergétique et sa réduction sont des enjeux essentiels. Tant pour des raisons économiques, légales, qu’environnementales. Pour les hôpitaux, cet enjeu est d’autant plus important puisqu’il s’agit d’un secteur qui ne connaît pas de pause, fonctionnant 7/7 et 24/24. Heureusement, de nombreux leviers existent pour réaliser des économies d’énergie à l’hôpital. Se faire accompagner permet de faire les meilleurs choix et de bénéficier de toutes les aides qui existent. Opéra Energie vous en dit plus.

Quelles pistes pour faire des économies d’énergie à l’hôpital ?

Economies énergie hôpital

Les économies d’énergie constituent un enjeu important pour les hôpitaux en France et même plus largement pour les établissements de santé en général, comme dans les Ehpad par exemple. Il s’agit de lieux qui fonctionnent sans pause, jour et nuit et qui ont donc des besoins continus. Tant le confort des patients que des soignants est en jeu, ainsi que leur santé.

Pour autant, difficile pour les établissements de santé de ne pas être confrontés à la problématique des économies. Celles-ci peuvent être tant financières que pour réduire l’impact sur l’environnement. Ce qui est d’autant plus d’actualité avec la hausse des prix de l’énergie ces dernières années, notamment liée à la guerre en Ukraine. Heureusement, plusieurs leviers existent. D’où l’importance de mettre en place des stratégies d’optimisation des consommations.

1. Opter pour la rénovation énergétique

La rénovation énergétique est un levier important pour réaliser des économies d’énergie à l’hôpital ou dans une clinique. De nombreuses actions peuvent être menées : isolation, installation d’un système de chauffage performant, système de récupération de chaleur, installation de nouvelles portes et fenêtres ou encore installation d’une VMC… Objectif : améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment, réduire la consommation et donc les factures.

Pour réaliser les meilleurs travaux, il peut être judicieux de passer en premier par un audit énergétique. Cette analyse complète du bâtiment va permettre d’identifier ses points faibles et d’opter pour des travaux assurant le meilleur gain énergétique.

2. Piloter les consommations

En plus de l’audit énergétique dans le tertiaire, des outils permettent de mieux contrôler la consommation d’énergie d’un bâtiment hospitalier. Parmi eux, les systèmes de gestion des bâtiments (GTB) ou l’internet des objets (IoT). La GTB possède plusieurs avantages : un suivi continu de la consommation, la maintenance préventive des équipements, une amélioration continue du confort… D’un point de vue plus technique, la GTB peut même aider dans la gestion de fluides médicaux, au fonctionnement de réfrigérateurs médicaux ou encore à la production d’air médical.

À la gestion des consommations, il est possible d’ajouter l’IoT, qui permet notamment de collecter des données en temps réel grâce à des dispositifs (tels que des capteurs) connectés. Une collecte des données également possible sans fil.

À noter : l’installation de systèmes de ce type permet également de se conformer à certaines obligations, telles que le décret BACS (building automation and control system ou systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments en Français).

3. Choisir une énergie propre

Le choix d’une énergie plus propre a plusieurs avantages. Cela permet en premier lieu de réduire son impact sur l’environnement, son empreinte carbone, en réduisant ses émissions de CO2.

Mais les solutions proposées peuvent également permettre de produire sa propre énergie. Un moyen de limiter la dépendance énergétique et de ne plus subir la fluctuation des prix (comme cela a été le cas avec le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine par exemple).

D’autant que les établissements de santé et encore plus les hôpitaux ont la possibilité d’opter pour différentes installations d’énergies renouvelables :

  • panneaux solaires installés sur les toitures,
  • mise en place d’ombrières solaires sur les parkings,
  • utilisation de la géothermie ou des réseaux de chaleur par exemple.

4. Mettre en place des éco-gestes

Il est même possible d’agir sur la consommation énergétique d’un hôpital sans dépenser d’argent. En agissant sur les usages. Parmi les gestes à mettre en place :

  • une meilleure gestion de la lumière en éteignant les éclairages inutiles,
  • décaler l’utilisation de certaines machines (notamment utile s’il y a des heures creuses)
  • utiliser les modes Éco,
  • ne chauffer ou climatiser que lorsque cela est nécessaire,
  • réduire la température (même d’un seul degré)…

De simples dépenses peuvent aider : achat de détecteurs de présence ou de thermostat par exemple.

À noter : L’efficacité énergétique et la réduction de la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires est obligatoire pour certains d’entre eux, dans le cadre du dispositif Éco-Énergie Tertiaire, appelé aussi décret tertiaire. Il concerne les bâtiments qui ont une surface (cumulée ou non). Les objectifs de réduction des consommations d’énergie finale de l’ensemble du parc tertiaire imposés par la loi Elan sont : – 40% en 2030 ; – 50% en 2040 et – 60% en 2050.

5. Peindre le toit en blanc

Le cool roofing, qui consiste à peindre les toits en blanc ou avec des revêtements réfléchissants, est une solution efficace pour réduire la chaleur dans les bâtiments. Il s’agit d’une solution facile pour décarboner les hôpitaux. En réfléchissant une grande partie des rayons du soleil, ces toitures limitent l’accumulation de chaleur et permettent de diminuer les besoins en climatisation, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs. Cette technique contribue ainsi à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2. Le cool roofing améliore également le confort thermique des occupants et participe à la lutte contre les îlots de chaleur urbains, un enjeu croissant dans les villes confrontées au réchauffement climatique.

Quelles aides pour réaliser des actions d’économies d’énergie dans un hôpital ?

De nombreuses aides existent pour encourager les professionnels à réduire leur consommation d’énergie. Parmi elles : les CEE (Certificats d’économie d’énergie) ou les aides « coup de pouce », qui concernent certains travaux. Il est également possible de souscrire à un Prêt Éco-Énergie (PEE) pour financer ces travaux éligibles aux Primes CEE pour un hôpital.

Les travaux de production de chaleur à partir d’énergies renouvelables, de récupération d’énergie (EnR&R) ou de raccordement aux réseaux de chaleur peuvent également permettre de bénéficier du Fonds Chaleur de l’Ademe.

Les collectivités peuvent également proposer des aides spécifiques. Il est possible de se renseigner auprès de sa commune, de son département ou de sa région.

Se faire accompagner par un courtier en énergie

Pour s’y retrouver parmi les obligations, les travaux à réaliser ou encore les aides qui existent la meilleure solution est de se faire accompagner. De nombreuses sociétés proposent leurs services et leur expertise dans le domaine énergétique. C’est notamment le cas d’Opéra Energie qui possède des agences à travers toute la France. Il est ainsi possible de changer de fournisseur d’énergie, d’adapter son contrat, de vérifier son éligibilité à certains dispositifs comme la réduction d’accise sur l’électricité. Le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz permet de faire de belles économies d’énergie sans engager de travaux.

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.