Face aux contraintes réglementaires et à la nécessaire maîtrise des dépenses publiques, mettre en place un plan d’action visant la sobriété énergétique des collectivités s’impose. Pourquoi réduire les besoins énergétiques à la source ? Comment définir un plan de sobriété énergétique dans le secteur public ? Comment choisir un partenaire de confiance pour ce projet ?
Qu’est-ce que la sobriété énergétique pour les collectivités ?
Dans le secteur public, la sobriété énergétique désigne les actions visant à réduire durablement les consommations en agissant sur les usages.

S’engager dans la sobriété énergétique en collectivité ne consiste pas à investir dans de nouveaux équipements, mais à repenser l’organisation des services, les comportements et les besoins réels.
La sobriété énergétique s’applique à l’ensemble des domaines gérés par les collectivités : bâtiments, éclairage public, mobilité, numérique, achats, etc.
C’est une approche stratégique centrée sur la juste consommation, sans perte de qualité de service.
Différence entre sobriété énergétique et efficacité énergétique
La sobriété énergétique repose sur la réduction volontaire des usages, tandis que l’efficacité énergétique vise à améliorer la performance des équipements pour un même usage. Ces deux approches se complètent. Si la sobriété limite les besoins, l’efficacité énergétique passe par la rénovation énergétique des bâtiments publics pour répondre à un même besoin tout en consommant moins. Par exemple, baisser le chauffage de 2 °C est un acte de sobriété, alors que l’isolation des murs pour limiter les pertes thermiques constitue un levier d’efficacité.
Pourquoi la sobriété énergétique des collectivités est-elle devenue un enjeu majeur ?
En 2026, la sobriété énergétique des collectivités s’impose comme un levier prioritaire de la transition écologique des territoires.
À noter que l’énergie représente 4,2 % des dépenses communales pour une facture globale de 2,6 milliards d’euros par an.
Dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, toute optimisation d’usage permet de sécuriser les budgets publics. En parallèle, la loi ÉLAN et le décret tertiaire imposent des trajectoires de réduction des consommations dans les bâtiments publics.
Mais au-delà des contraintes, la sobriété énergétique en collectivité constitue une opportunité stratégique. En effet, en ajustant les besoins aux usages réels, les bâtiments publics peuvent :
- améliorer l’efficience de leurs services ;
- renforcer leur résilience ;
- faire évoluer les pratiques sans attendre des investissements lourds.
La sobriété énergétique des collectivités renforce aussi leur rôle d’exemplarité, en cohérence avec les attentes sociétales.
En savoir plus sur le plan de sobriété énergétique pour les collectivités
Pour réduire de 10 % la consommation d’énergie du secteur public, l’État a défini une série de mesures applicables aux collectivités. Ce plan de sobriété énergétique encourage aussi le pilotage intelligent (GTB) et l’optimisation de l’éclairage. Ces actions s’inscrivent dans les dispositifs de soutien comme ACTEE+ ou le Fonds vert.
Comment mettre en œuvre la sobriété énergétique en collectivités ?
L’enjeu de la sobriété énergétique pour les collectivités consiste à réduire les consommations sans altérer la qualité des services publics. Au-delà des intentions, sa mise en œuvre exige une démarche structurée, fondée sur des données objectives, des actions ciblées et une mobilisation collective.
Identifier les postes les plus énergivores
La première étape vers la sobriété énergétique des collectivités consiste à dresser un état des lieux des consommations à travers la réalisation d’un audit énergétique en collectivité.
En général, les bâtiments et équipements publics concentrent l’essentiel des consommations d’énergie, jusqu’à près de 80 % selon le patrimoine.
En outre, l’éclairage public représente souvent le deuxième poste de dépense qui peut atteindre 18 % des coûts, en particulier dans les communes disposant d’un parc ancien et peu rénové.
Enfin, la mobilité interne, les usages numériques et les équipements électriques passifs constituent aussi des sources d’économies à explorer.
Zoom sur le schéma directeur des énergies
Cet outil permet aux collectivités de mieux piloter leur stratégie énergétique. Le schéma directeur des énergies s’appuie sur un diagnostic complet du territoire pour définir un plan d’action sobre et réaliste, en intégrant les énergies renouvelables. Il sert de cadre pour hiérarchiser les investissements et mobiliser les acteurs locaux. L’ADEME soutient sa mise en œuvre.
Définir des actions de sobriété par secteur
Mettre en œuvre la sobriété énergétique en collectivité suppose d’agir sur les usages, en fonction :
- du patrimoine ;
- de l’organisation ;
- des marges d’optimisation.
Dans les bâtiments, la régulation des températures, l’arrêt des ventilations et la limitation de l’utilisation de l’eau chaude représentent des mesures rapides à instaurer. À moyen terme, regrouper les services dans les bâtiments les plus performants permet de réduire les surfaces chauffées.
Du point de vue de l’éclairage, l’extinction nocturne, le passage aux LED et le pilotage intelligent permettent des économies significatives et limitent la pollution lumineuse.
En matière de mobilité, mutualiser les déplacements, encourager l’éco-conduite ou proposer des vélos de service contribue aussi à réduire les consommations d’énergie.
Bien entendu, le numérique s’optimise aussi, à travers l’extinction automatique des postes, la réduction des impressions ou encore l’utilisation d’équipements plus sobres.
Enfin, les marchés publics représentent un levier efficace avec l’intégration de critères de sobriété aux achats d’équipements et de prestations.
Impliquer les agents, les usagers et les élus
La sobriété énergétique dans le secteur public suppose l’adhésion des agents, des élus et des usagers.
Former les équipes, nommer un référent sobriété par service, impliquer les habitants dans les décisions locales constitue autant d’actions qui renforcent la portée des efforts déployés.
Structurée dans le temps et adaptée au contexte local, la sobriété énergétique en collectivité devient une politique publique durable et efficace.
Sobriété énergétique des collectivités : quel prestataire choisir ?
Pour structurer une démarche de sobriété, les collectivités peuvent s’appuyer sur des prestataires spécialisés dans le diagnostic, le conseil et le suivi énergétique.
Le choix du professionnel influence la qualité des actions, l’accès aux aides et le respect des obligations.
Un bureau d’études de confiance :
- dispose d’une qualification pour la réalisation d’audits énergétiques ;
- effectue un état des lieux détaillé ;
- identifie les usages superflus ;
- propose des leviers de sobriété adaptés au terrain et au décret tertiaire en collectivité.
Certains professionnels accompagnent aussi la recherche de financements (CEE en collectivité, Fonds vert, etc.) lorsque des travaux d’efficacité énergétique sont planifiés.
Enfin, un prestataire expérimenté peut mobiliser les équipes, suivre les résultats et inscrire la sobriété dans la durée.
L’accompagnement Opéra Énergie vers la sobriété énergétique des collectivités
Certifié OPQIBI 1905, Opéra Énergie accompagne les bâtiments publics dans la structuration de leur démarche de sobriété énergétique en collectivité à partir d’un audit énergétique ciblé sur les usages réels.
Nos équipes identifient les leviers d’action, hiérarchisent les postes à optimiser et assurent un suivi réglementaire, notamment dans le cadre du décret tertiaire.
En tant que mandataire CEE, nous aidons également les collectivités à mobiliser les financements disponibles et à négocier le montant des primes énergie lorsque des travaux deviennent indispensables pour atteindre les objectifs réglementaires ou dans le cadre d’une politique RSE.