Le chauffage constitue en moyenne 50% de la facture énergétique d’un bureau d’après l’Ademe. Afin de réduire les dépenses en énergie, il convient de faire la chasse aux déperditions d’énergie. Pour cela, on peut isoler les tuyaux du circuit de chauffage. En respectant les critères de la fiche CEE BAT-TH-146 pour l’isolation d’un réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, elle peut bénéficier d’une prime énergie.

Fiche CEE BAT-TH-146 : Isolation d’un réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire

FICHE CEE BAT-TH-146

Les fiches d’opérations standardisées de l’Ademe donnent un objectif de performance à atteindre pour pouvoir valoriser une opération de rénovation énergétique dans le cadre des Certificats d’Economies d’Energie (CEE). La fiche BAT-TH-146 explique comment procéder à l’isolation d’un réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire dans un bâtiment tertiaire.

BAT-TH-146 : le calorifugeage des tuyaux

La fiche CEE tertiaire BAT TH 146 vise à calorifuger les tuyaux d’eau chaude d’un circuit. Ce faisant un bâtiment tertiaire peut faire des économies d’énergie et réduire son bilan carbone.

Le calorifugeage consiste à installer des matériaux isolants ou manchons de calorifugeage autour des tuyaux de circulation de chauffage. En effet, l’eau chaude produite par la chaudière perd en température lorsqu’elle circule dans le circuit. Ces transferts de chaleur peuvent se solder par une différence jusqu’à 10°C de chaleur entre la chaudière et à l’intérieur du circuit d’eau chaude.

Comprendre les fiches d’opérations standardisées

Les fiches CEE tertiaires se présentent toutes sur le même modèle. Elles ont chacune un code d’identification :

  • BA qui signifie Bâtiment Tertiaire ;
  • TH pour Thermique ;
  • 146, le numéro de l’opération à réaliser.

On recense 57 fiches standardisées pour le tertiaire, comme BAT EN 101, pour l’isolation des combles, par exemple.

BAT-TH-146 : quelles économies d’énergie en kWh cumac ?

Les économies d’énergie réalisées par l’isolation d’un réseau hydraulique de chauffage se mesurent en kWh cumac. Les kWc cumac obtenus sont calculés selon un barème proposé par l’Ademe. Ce barème évolue selon la zone climatique dans laquelle se trouve l’entreprise.

Pour rappel, on distingue trois zones climatiques :

  • H1, la zone la plus froide ;
  • H2, une zone tempérée ;
  • H3, la zone avec les températures les plus élevées.
Zones climatiques CEE
Zones climatiques en France

Dans le cadre de la fiche CEE BAT-TH-146, le montant en kWh cumac par mètre de réseau isolé est de :

  • 4 300 en zone H1 ;
  • 4000 en zone H2 ;
  • 3 600 en zone H3.

Prenons un exemple, un bâtiment tertiaire situé à Strasbourg qui isole 100 m de tuyaux pourra récupérer 43 000 kWh cumac.

BAT-TH-146 : quel montant des CEE en euros ?

Le montant en kWh cumac détermine le montant de l’aide aux travaux de rénovation pour l’entreprise. La manière de valoriser ses travaux dans le cadre des CEE dépend surtout de la taille de l’entreprise.

Pour les PME et TPE

Afin d’inciter les PME et TPE à réaliser des travaux de rénovation énergétique, les opérateurs CEE proposent souvent une prime énergie. Ils déterminent le montant de la prime selon des modalités qui leur sont propres. En contrepartie de cette aide, l’opérateur peut valoriser les CEE récupérés auprès du « Pôle National des Certificats d’Économies d’Énergie » (PNCEE). Pour trouver la meilleure offre de rachat de travaux, pensez à comparer les primes CEE.

Pour le grand tertiaire

Le grand tertiaire peut directement accéder au marché des CEE surveillé par le registre Emmy, à condition de pouvoir valoriser au moins 20 GWh cumac de CEE. Ces CEE seront vendus sur le marché à des opérateurs obligés. C’est une nouvelle source de revenus pour l’entreprise qui pourra ainsi compenser le montant des travaux.

Caroline Dusanter
Caroline Dusanter

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.