Les conduits de lumière naturelle, également connus sous le nom de tubes solaires ou de conduits de lumière solaire, sont des dispositifs de plus en plus populaires dans le secteur de la construction, en particulier dans les bâtiments industriels. Ces équipements offrent une solution efficace pour apporter de la lumière naturelle à l’intérieur des espaces sombres, tout en permettant de réduire la dépendance à l’éclairage électrique. La fiche d’opération standardisée CEE IND-BA-114 traite des principaux aspects et conditions liés à l’installation de ces conduits de lumière naturelle.

Quel est l’objectif de la fiche standardisée IND-BA-114 ?

FICHE CEE IND-BA-114

L’opération IND-BA-114 fournit des directives claires et spécifiques pour l’installation de conduits de lumière naturelle dans des locaux industriels existants. Elle met l’accent sur l’utilisation efficace de la lumière du jour pour réduire la dépendance à l’éclairage électrique et améliorer l’efficacité énergétique.

En respectant les conditions énoncées dans cette fiche, les entreprises peuvent réaliser des économies d’énergie significatives, mais aussi obtenir des certificats d’économie d’énergie (CEE) pour financer leurs projets. Voici les détails de la fiche pour mieux comprendre son application, son importance et ses bénéfices en termes de CEE.

Fiche IND-BA-114 : quel est le secteur d’application ?


La norme IND-BA-114 s’applique spécifiquement aux bâtiments industriels existants. Elle offre une solution pertinente pour améliorer l’éclairage naturel de ces structures, ce qui peut entraîner une réduction significative de la consommation d’énergie liée à l’éclairage électrique. Les conduits de lumière naturelle sont particulièrement avantageux dans les environnements industriels où l’accès à la lumière naturelle est limité.

Quelle est la dénomination de la fiche IND-BA-114 ?


La fiche d’opération standardisée IND-BA-114 concerne la mise en place de conduits de lumière solaire avec un pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de la lumière du jour. Concrètement, cela signifie que ces systèmes sont conçus pour s’adapter automatiquement en fonction de la quantité de lumière naturelle disponible, réduisant ainsi la demande d’éclairage électrique artificiel. Cette automatisation est un élément clé pour garantir une efficacité énergétique maximale des bâtiments industriels existants.

Quelles sont les conditions pour la délivrance des CEE liés à cette installation ?


La mise en place de conduits de lumière naturelle selon la fiche IND-BA-114 nécessite le respect de plusieurs conditions essentielles. Tout d’abord, le taux de transmission lumineuse du tube doit être supérieur ou égal à 95 % pour une longueur de 1,2 mètre de tube.

Bon à savoir : les conditions de délivrance des CEE

Cette évaluation doit suivre la méthode définie dans le rapport technique de la Commission Internationale de l’Éclairage (CIE) 173 : 2012. Cette exigence garantit que les conduits permettent un passage efficace de la lumière naturelle.

Résistance thermique de la costière


De plus, la résistance thermique de la costière, qui est la partie supérieure du conduit, doit être supérieure ou égale à 0,30 m².K/W, sauf dans les régions françaises d’outre-mer où cette exigence n’est pas applicable. Cette résistance thermique contribue à éviter les pertes de chaleur indésirables.

Preuve d’installation des conduits de lumière naturelle par un professionnel

À noter que la mise en place des conduits doit être effectuée par un professionnel qualifié. La preuve de réalisation de l’opération doit inclure les informations essentielles suivantes :

  • le nombre de conduits installés ;
  • la section des conduits en mètres carrés ;
  • la résistance thermique de la costière (sauf en France d’outre-mer) ;
  • le taux de transmission lumineuse des tubes (conformément à la méthode CIE 173 : 2012) ;
  • l’installation d’un système de pilotage de l’éclairage électrique en fonction des apports de lumière solaire.

Bon à savoir

En cas d’absence de certaines de ces informations, la preuve de réalisation doit être complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité dans l’Espace économique européen, conforme à la norme NF EN 45011.

Ce document doit lister en détail les spécifications des équipements installés, entre autres :

  • la marque et la référence des conduits de lumière solaire ;
  • la section totale des équipements exprimée en en m² ;
  • le pilotage manuel de l’éclairage électrique selon l’aire d’éclairage fournie par la lumière du soleil.

Quelle est la durée de vie conventionnelle des conduits de lumière naturelle ?


La durée de vie conventionnelle des conduits de lumière naturelle, selon la fiche standardisée IND-BA-114, est de 20 ans. Cette information est importante pour évaluer la rentabilité et l’efficacité à long terme de l’installation de ces dispositifs. Une durée de vie de deux décennies garantit une utilisation durable et efficace de ces conduits de lumière naturelle.

Comment calculer le montant de certificats d’économie d’énergie liés à l’installation de conduits de lumière naturelle ?


Le calcul du montant de certificats d’économie d’énergie liés à l’installation de conduits de lumière naturelle est une démarche importante pour évaluer les avantages financiers de cette démarche. La formule indiquée dans la fiche IND-BA-114 est la suivante :

17 100 kWh cumac (kilowattheures cumulés actualisés) par mètre carré, multiplié par la zone climatique (1 pour la France métropolitaine ou 1,5 pour la France d’outre-mer).


Cette valeur est ensuite multipliée par la section totale en mètres carrés (S) équivalente à la somme des sections de la totalité des tubes des conduits de lumière solaire installés dans les locaux industriels.

En d’autres termes, le montant des certificats d’économie d’énergie dépend de la zone climatique dans laquelle se trouve le bâtiment et de la quantité totale de lumière naturelle apportée par les conduits. Cette formule permet de quantifier les économies d’énergie résultant de l’utilisation de ces conduits et peut avoir un impact significatif sur la rentabilité de votre projet.

Caroline Dusanter
Caroline Dusanter

Diplômée d’un Master 2 du CELSA-Paris Sorbonne, Caroline s’est lancée comme rédactrice et chargée de communication éditoriale indépendante en 2017. Intéressée par les problématiques liées à la transition énergétique et à la mobilité, elle travaille avec Opéra Énergie depuis 2019.

Experte sur les problématiques liées à l'énergie et la rénovation énergétique, elle ambitionne à travers ses articles de faire de la pédagogie sur le marché du gaz et de l’électricité, en constante évolution.